L'alternance contre varroa : une actualité brûlante
Le futur est entre vos mains
La
résistance est bien présente en Apiculture
Le phénomène de résistance aux acaricides est maintenant bien connu des apiculteurs qui ont vu dans de nombreuses régions l'efficacité du fluvalinate diminuer au cours des ans.
Rappelons d'abord qu'en général les signes avant-coureurs de la résistance aux acaricides sont un allongement du temps nécessaire pour éliminer les varroas et une augmentation de la dose requise. Les traitements à dose faible et à libération lente sont les premiers affectés, avant les traitements ponctuels (forte dose).
Face au problème de la résistance au fluvalinate, les laboratoires SWARM, fabricants des lanières APISTAN ont toujours voulu avoir une attitude de prudence, de sérieux et de transparence avec le monde apicole.
Au cours des dernières années, de nombreux tests de résistance au fluvalinate ont été entrepris par des apiculteurs et leurs Instituts. SWARM a encouragé ces tests et y a participé activement. Lorsque des résistances étaient constatées, SWARM a recommandé de suspendre l'utilisation de l'Apistan dans les zones concernées et d'alterner avec une autre matière active. Dans une bonne partie de la France, une alternance vers l'amitraze a été progressivement mise en place, en fonction de l'apparition des varroas résistants au fluvalinate. Nous sommes convaincus que la politique que nous avons recommandée s'est avérée utile et qu'elle a permis, en particulier, de protéger le fluvalinate.
Une
perte d'efficacité de l'amitraze en 1999
A l'issue de la saison 1999, de nombreuses observations mentionnent une perte importante d'efficacité de l'amitraze. Dans certaines zones de la moitié Nord de la France et en Belgique, la situation est jugée très préoccupante.
A quoi est due cette perte d'efficacité ? Aujourd'hui, nous ne le savons pas, mais aucune hypothèse ne peut être a priori écartée, y compris l'apparition d'une résistance.
En tous cas, beaucoup d'apiculteurs se posent des questions et il existe un risque de voir la situation se dégrader.
Comment
protéger les principes actifs ?
Il n'existe malheureusement pas de solution miracle. L'objectif doit être de protéger autant que possible l'efficacité des matières actives, afin que les apiculteurs aient en permanence un moyen fiable et efficace pour lutter contre varroa. Pour notre part, nous sommes convaincus qu'une politique d'alternance systématique des médicaments, organisée sur plusieurs années au niveau départemental dès qu'apparaît la résistance, peut permettre d'atteindre cet objectif. Il serait dangereux pour l'apiculture qu'à cause d'un usage trop prolongé de
chacune de ces matières actives, les deux seuls médicaments actuellement autorisés contre la varroase deviennent complètement inefficaces et disparaissent pour très longtemps.
Par ailleurs, plusieurs études sur le fluvalinate ont montré que si l'on arrête de l'utiliser, on observe une diminution rapide du pourcentage de varroas résistants, de 50% à 14 % en un an et à 8% en 2 ans (ce qui permet, après deux ans de vraie alternance, d'espérer une efficacité moyenne de 96% pour Apistan).
En 1999, après au moins 2 ans d'alternance avec l'amitraze, certains départements ont effectué l'alternance inverse, de l'amitraze vers l'Apistan. Ce retour à l'Apistan semble avoir donné satisfaction: le varroa est contrôlé. Pourtant ce nouveau changement ne peut être généralisé à tous les départements ayant déjà alterné: la décision doit être prise en fonction de plusieurs facteurs, y compris la durée de l'alternance, une perte éventuelle d'efficacité de l'amitraze, le niveau de résistance au fluvalinate lors de la mise en place de l'alternance.
La
position de Swarm pour les traitements de l'an 2000
Pour l'an 2000, la décision va souvent être difficile et, bien entendu, il ne nous appartient pas de nous substituer aux apiculteurs et à leurs organisations dans leurs choix de traitements mais en tant que fabricants de ce médicament, nous tenons à donner nos recommandations pour Apistan.
1° Dans les zones où Apistan a été utilisé en 1999, vérifier l'efficacité du produit. Si des résistances sont constatées, pratiquer l'alternance, au moins en 2000 et 2001.
2° Si l'alternance avec amitraze est pratiquée depuis 2 ans et plus, on peut, comme certains départements l'ont fait en 1999, revenir à l'Apistan, si le taux de résistance initial n'était pas supérieur à 50%.
3° Si l'alternance avec amitraze est pratiquée depuis un an seulement, il vaut mieux encore attendre pour réutiliser l'Apistan.
4° Dans certaines régions, où les taux de résistance étaient particulièrement élevés, pour des raisons de fortes concentration des ruchers, de transhumance importante et d'usage parfois incontrôlé du fluvalinate, il est, à notre avis, trop tôt pour entreprendre un retour à l'Apistan. C'est le cas notamment des zones de forte transhumance et en particulier des zones méditerranéennes.
5° N'utiliser en aucun cas le fluvalinate sous forme de pesticide.
6° En tout cas, des contrôles dans les ruchers apporteront une meilleure sécurité et permettront d'affiner le choix.
Une
alternative biologique à l'étude
Comme en sont informés beaucoup d'apiculteurs, Swarm développe Apiguard, un nouveau produit à base de thymol dans une présentation sous forme de gel, qui donne des résultats très satisfaisants dans la grande majorité des situations. Cette nouvelle approche biologique permettra, nous l'espérons, de rompre le cycle des résistances. L'Apiguard, dont l'Autorisation de Mise sur le Marché est en cours d'instruction, ne sera pas disponible avant de nombreux mois. C'est une raison supplémentaire pour, en l'an 2000, optimiser les traitements entre amitraze et fluvalinate.
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/ Realisierung: Gilles RATIA Last update / Mise à jour / Actualizado el / Letzte Bearbeitung: 17/03/01 APISERVICES - Copyright © 1995-2005 |
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