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Dossier Apimondia Dublin 2005 Par Jean-Paul et Michèle FAUCON Avec l'aimable autorisation de la revue "La Santé de l'Abeille" |
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Une
excellente occasion pour La Santé de l’Abeille de faire le point sur les
diverses évolutions en rapport avec la santé de nos abeilles. Le lecteur
trouvera dans les pages qui suivent les points forts de ce congrès et les
résumés des différentes interventions sur la pathologie de l’abeille. Des
rapports apparaissent peut-être redondants mais ils expriment l’importance
attachée à certains sujets par la communauté scientifique : le petit coléoptère,
la loque américaine, la varroase… Le congrès n’était pas limité à la pathologie,
d’autres thèmes ont été abordés tels que l’apiculture pour le développement
rural, l’apithérapie,la biologie de l’abeille… Une exposition éclectique a
permis de nombreuses rencontres et une ouverture sur l’activité d’autres pays.
Plusieurs excursions post-congrès ont conduit les participants à la rencontre de
l’apiculture irlandaise.
Inauguration
Très belle inauguration du 39e congrès Apimondia à Dublin du 21 au 26 août 2005
: l’arrivée des officiels se fit au son de la cornemuse, l’hymne irlandais a été
chanté devant une foule importante et debout. Mais auparavant la séance avait
été annoncée par les Macnas, troupe flamboyante de tambours, de figures
carnavalesques et d’insectes de forme humaine.
Le ministre irlandais des Affaires Européennes souhaita la bienvenue à tous les
participants et rappela quelques points forts de l’histoire de son pays, de son
apiculture. La richesse culturelle due à une occupation très lointaine de ce
territoire est un point très important de la vie irlandaise. La chrétienté se
reflète dans les écrits depuis forts longtemps.
Cependant les XIXe et XXe siècles furent des périodes de pauvreté. En 1945 une
famine importante toucha le pays et le nombre d’habitants régressa jusqu’à 3
millions car une grande partie des Irlandais émigra préférentiellement en
Amérique du Nord mais aussi dans d’autres pays. Cependant ils conservèrent une
relation privilégiée avec leur terre d’origine. L’Irlande devint indépendante en
1921. Elle fait actuellement partie de l’Union Européenne et à cette
participation, elle doit un très fort progrès, une très grande transformation.
Le miel a été trouvé dans des tombes mégalithiques dont l’âge est antérieur
à celui des pyramides.
| Longtemps le miel a été simplement cueilli et l’apiculture a peu évolué. En Irlande, on retrouve la preuve de toutes les formes d’apiculture. Au VIe siècle, un auteur a écrit : L’Irlande est très riche en lait et en miel. Actuellement c’est le miel qui domine. La flore est excellente mais les conditions climatiques peu favorables permettent seulement l’élevage de l’abeille noire ce qui demande beaucoup de travail. Le premier livre irlandais sur l’apiculture remonte à 1773. Le congrès qui va se dérouler sera un congrès scientifique mais aussi de contacts, a déclaré Philip McCabe. La séance d’inauguration s’est poursuivie par le discours de bienvenue du Président d’Apimondia, Asger Søgaard Jørgensen, pour qui Apimondia est là pour promouvoir une apiculture technique, scientifique, économique et sociale. Apimondia doit mettre en œuvre toutes les initiatives qui peuvent faire progresser la pratique apicole afin que chacun puisse acquérir de nouvelles connaissances et les transmettre à d’autres. |
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La séance d’inauguration s’est terminée par la présentation des
différentes commissions d’Apimondia : l’apiculture pour le développement
rural, l’apithérapie, la biologie de l’abeille, l’économie apicole,
l’équipement apicole, la pollinisation et la flore apicole, la pathologie
apicole… Environ 4 000 apiculteurs venant d’aussi loin que l’Inde, l’Australie, l’Argentine… étaient présents. Le journal Irish Independant relatait le lendemain de cette inauguration les propos de Philip McCabe, Président du Congrès Apimondia Dublin 2005, apiculteur depuis trois générations : Le meilleur miel du monde provient de ruches situées sur le toit des maisons dans les villes qui ne sont pas trop polluées. C’est très populaire à Londres – Le Prince Charles possède des ruches à Clarence House et autour de Belgravia. C’est un paradis pour les apiculteurs car toutes les résidences des ambassadeurs ont des fleurs exotiques. Vous n’avez pas besoin de beaucoup d’espace pour avoir des abeilles, vous avez juste besoin d’un peu de soins, a ajouté Philip McCabe |
Clôture
Que
retenir de ce congrès ? Avant tout la convivialité des Irlandais, leur sens de
l’accueil. L’organisation a été bonne même si l’on peut déplorer quelques
bousculades lors de la soirée irlandaise autant pour récupérer une assiette de
Irish stew que pour admirer les danses typiques du pays. Côté conférences, les
principaux sujets d’actualité ont été abordés, particulièrement le petit
coléoptère et la loque américaine. Les discussions ont porté sur l’utilisation
des antibiotiques et sur le problème 0 résidu, sur l’utilisation de techniques
apicoles pour maîtriser la varroase en minimisant l’emploi des molécules de
synthèse. Côté pesticides et intoxications par contre, rien, ce qui est
surprenant à différents titres. Concernant l’exposition, on peut déplorer que
les discours lors des conférences n’aient pas été en adéquation avec les faits
constatés (vente de fumidil et autres).
Apimondia 2007 se tiendra à Melbourne. Un peu loin peut-être pour nous
Européens. Mais Apimondia 2009 a été attribué à l’UNAF Région de Montpellier. À
ce
propos, on se doit de féliciter les différents acteurs de cette action qui n’ont
ménagé ni leur peine ni leur temps pour remporter ce succès. D’autres villes
étaient candidates (Grenade, Madrid…). Montpellier a été choisie et tous les
apiculteurs français doivent s’en réjouir. Une occasion de se rencontrer, de
faire progresser l’apiculture dans l’union de toutes ses composantes qu’elles
soient techniques, scientifiques ou simplement humaines.
Avec l'aimable autorisation de la revue
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| Réalisation : Gilles RATIA Mise à jour : 03/04/02 APISERVICES - Copyright © 1995-2005 |
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