Informations sanitaires
| PRÉAMBULE DEFINITIONS… Médicament (code de la Santé publique, art. ex L.511) On entend par médicament toute substance ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l'égard des maladies humaines ou animales, ainsi que tout produit pouvant être administré à l'homme ou à l'animal en vue d'établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier leurs fonctions organiques. Notion d'indication thérapeutique. Ex : sucre en poudre. S’il y a une indication, il devient un médicament et la même réglementation s'applique (AMM, etc…). Règlement CEE 2377/90. Résidus de médicament vétérinaire Toutes les substances pharmacologiques actives, qu'il s'agisse de principes actifs, d'excipients ou de produits de dégradation, ainsi que leurs métabolites persistants dans les denrées alimentaires provenant de l'animal traité. Limites maximales des résidus (LMR) Teneurs maximales en résidus acceptables dans les denrées alimentaires issues d'animaux traités. Temps d'attente Temps s'écoulant entre la dernière administration à l'animal et le moment où les teneurs en résidus dans les tissus ou productions (lait, œuf, miel) sont inférieures (ou égales) aux LMR. |
| LES 4 ANNEXES DU REGLEMENT COMMUNAUTAIRE FIXANT LES LMR Elles sont établies dans le cadre du règlement communautaire et sont parues au Journal Officiel de la Communauté Européenne. Après évaluation, il y a 4 possibilités de classement : Annexe I : LMR fixées définitivement Le dossier est considéré comme suffisant (tout produit nouveau doit avoir un dossier lui permettant d'aller directement en annexe I). Amitraze / Abeille (miel) / 200 µg/kg Coumaphos / Abeilles (miel) / 100 µg /kg Annexe II : substances non soumises à une LMR, réputée non ou peu toxique Le dossier démontre que le produit n'engendre aucun résidu présentant un risque pour le consommateur. Fluméthrine (Bayvarol ND), Tau-fluvalinate (Apistan ND). Acides organiques (lactique et formique). Acide oxalique (sous réserve que la commission européenne entérine cette décision). Thymol, menthol, camphre, eucalyptol et la plupart des huiles essentielles. Extrait de pyrèthre : pour usage topique exclusivement. Annexe III : LMR fixées provisoirement Le dossier présente des lacunes qui ne permettent pas de fixer des LMR définitives et le fabricant dispose d'un délai (inférieur à 5 ans) pour combler ces lacunes. Annexe IV : impossibilité de fixer des LMR Car les résidus constituent un risque inacceptable pour le consommateur. L'administration de la substance est interdite dans l'union européenne. |
CADRE D’UTILISATION DES MEDICAMENTS
1 - PRODUITS AVEC AMM
Les médicaments ayant une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) en France
pour le traitement des maladies de l’abeille sont :
Ils doivent être prioritairement utilisés pour la lutte contre les maladies de l’abeille. Il existe une liste de produits dérogataires (liste positive) accessible aux groupements agréés : elle compte la seule substance active Amitraze.
NB : le Fumidil B pour la Nosémose n’a plus d’AMM depuis janvier 2003 ce qui
signifie qu’il n’est plus autorisé de l’utiliser en apiculture.
2 - PRESCRIPTION D'UNE PREPARATION EXTEMPORANEE
Lorsqu'il n'existe pas de médicament approprié bénéficiant de l'AMM ou lorsque
les médicaments qui en disposent ne sont plus ou pas assez efficaces par exemple
du fait de l'apparition de résistances (cas du fluvalinate), et sous certaines
conditions (la cascade, article L. 5143-4 du CSP), une préparation extemporanée
peut être prescrite sous ordonnance vétérinaire. Dans tous les cas de
prescription hors AMM, on recommandera au prescripteur qui engage de ce fait sa
responsabilité professionnelle personnelle :
3 - UTILISATION DE PRODUITS SANS INDICATION THERAPEUTIQUE
Selon les termes de la DGAl,“Ces produits, s'ils ne sont assortis d'aucune
indication thérapeutique, peuvent être utilisés "en dehors du champ
d'application" du médicament vétérinaire”.
Substances utilisables dans ce cadre : les Acides organiques : Acide Lactique,
Acide Formique. Ils sont classés en annexe II des LMR, donc même réglementation
à partir du moment où ces substances ne sont pas contenues dans un médicament.
4 - CAS DES PRODUITS NE FIGURANT SUR AUCUNE ANNEXE DE LMR
Pour ces substances, aucun dossier de LMR n’ayant été réalisé auprès de l’Agence
Européenne du médicament, elles ne peuvent pas être utilisées en usage
vétérinaire d’une façon “légale”. Il faut savoir que ces dossiers sont très
onéreux, et financés le plus souvent par les laboratoires qui pensent
commercialiser la substance d’une façon rentable et durable. D'autre part, après
classification de la substance dans une annexe (I, II ou III) de LMR, une AMM
nationale doit encore être obtenue. Liste des substances dans ce cas :
LUTTE CONTRE LA VARROASE
1 - LES MEDICAMENTS AVEC AMM
Les médicaments ayant une AMM abeille en France (autorisés dans la lutte contre
la varroase) sont :
L’évaluation d’efficacité des produits disposant d’une AMM pour lutter contre Varroa réalisée en 2000 par l’AFSSA et la FNOSAD a établi de manière formelle que :
Les traitements chimiques ont le désavantage d’avoir une efficacité
décroissante au fur et à mesure des années d’utilisation, notamment du fait de
la capacité de varroa à développer un phénomène de résistance à ces produits.
L’APIGUARD, parce que c’est un produit naturel et non toxique, présent
naturellement dans le miel, est à ce titre une alternative intéressante à ces
méthodes traditionnelles. Toutefois, l’efficacité de ce produit reste moyenne
d’après la publication de Baggio en 2002 (La Santé de l’Abeille n°193, 1-2/2003)
qui constatent une efficacité de 67 %, donc inférieure aux résultats énoncés par
le fabricant (supérieure à 90 %, Trouiller, 1999). De plus, pour une efficacité
optimale, le traitement doit être réalisé juste après la récolte. En effet, il
est important que la température extérieure atteigne dans la journée les 15°C
pendant la plus grande partie du traitement. En dehors de cette période de
traitement, le produit sera insuffisant.
Il est donc recommandé de ne plus utiliser l’Apistan ND. Le Périzin est
inutilisable car indisponible. Seuls deux médicaments sont utilisables contre la
varroase : l’Apiguard ND et l’Apivar ND. Dans le cas de l’Apivar, un traitement
de contrôle de son efficacité doit être réalisé à l’automne. Si le nombre de
varroas résiduels à l’automne est encore trop important (+ de 50 varroas sur le
lange le lendemain d’un test au TakticND), un traitement ponctuel complémentaire
devra être réalisé Avec Apiguard ND, un traitement ponctuel complémentaire à
l’automne est nécessaire dans tous les cas.
À noter quelques inconvénients mineurs avec Apiguard : le thymol peut dans
certains cas provoquer une légère agitation de la colonie, sans conséquences
significatives. De plus, pour permettre aux ouvrières un accès facile à la
barquette, une petite adaptation simple du haut de la ruche sera parfois
recommandée : mettre un nourrisseur couvre-cadres à l’envers sur la ruche et
ouvrir les 4 angles de la barquette. Ne pas traiter les ruches en partance pour
une miellée ultérieurement (ex. : callune).
2 - STRATEGIE DE LUTTE CONTRE LA VARROASE
Il y a nécessité en matière de lutte anti-parasitaire de pratiquer une
alternance, de changer de molécules dans l’utilisation des différents
acaricides, soit sur une même année, soit d’une campagne à la suivante. Ne pas
répéter l'erreur commise avec l'utilisation prolongée du fluvalinate (Apistan
ND, Klartan ND). Il est utile de faire régulièrement des contrôles de la
population de varroa par observation de la mortalité naturelle de varroa
(utilité des plateaux grillagés). Au-delà de 10 varroas/jour sur le lange glissé
sur fond de la ruche, il faut traiter très rapidement (hors période de miellée).
Une méthode de lutte en 2 phases, après la récolte, est conseillée :
2.1 - Phase 1 : Traitement pour abaisser la pression du parasite
Il doit être réalisé aussitôt après l’enlèvement des hausses. Ce traitement a
pour but d’abaisser le seuil d’infestation des colonies pour éviter qu’elles ne
s’écroulent, et permettre à la colonie de reconstituer sa population pour
l’hivernage. Produits envisageables :
Méthode (préconisée en Suisse) : application par évaporation à partir d’un
support éponge ou carton de 15 x 20 cm, par le haut de la ruche (solution à 60
%) ou par le bas (solution à 80 %). Le volume à absorber est 30 ml pour une
ruche Dadant, 20 ml si ruche Langstroth. 2 applications d’une semaine (début
août puis fin septembre), la journée si température extérieure de 12 à 20 °C, le
matin ou le soir si plus de 20 °C. 14 jours après la fin du traitement,
contrôler la chute de varroas sur deux semaines. Si plus d’1 varroa par jour,
traiter à l’automne (hors couvain).
Contrôle de la population de varroas résiduelle par sondage
Indispensable en période hors couvain et facilité par l’utilisation de plateaux
à fonds grillagés. Contrôle à l’aide de Taktic ND : Solution d’Amitraze (sur
prescription vétérinaire) justifiée dans la mesure où les deux produits avec AMM
ne peuvent être utilisés dans ces conditions :
Méthode (par évaporation à froid) : Glisser un lange (plaque de bois, alu ou
PVC) graissé (graisse à traire, en coopérative). Appliquer quelques gouttes (0,5
ml) étalées sur un lange graissé glissé sur le fond de la ruche le soir. Lecture
sur les langes : Si plus de 50 varroas sont retrouvés sur le lange le lendemain
matin, il faut traiter très rapidement.
2.2- phase 2 : traitement en période hors couvain (si contrôle de varroa
positif)
Il est pratiqué fin novembre ou début décembre (couvain absent ou faible) pour
assurer l’hivernage des colonies, si le test de contrôle de l’infestation en
varroa est positif. Produits utilisables :
La spécialité Asuntol n’est plus vendue pour les animaux de rente (ceux dont
on consomme la chair ou les produits). Mais du fait qu’elle possède une Limite
Maximale de Résidus définie (voir annexe I du tableau des LMR de la
réglementation communautaire), il est possible à un vétérinaire de prescrire
cette spécialité pour l’espèce abeille de façon extemporanée.
Il est conseillé d’utiliser l’Asuntol ND dans les mêmes conditions (aspersion
liquide) que le Périzin : hors couvain, par irrigation entre les cadres d’une
solution équivalente en concentration et à la même dose par colonie. 1 sachet
d’Asuntol (15 g) doit être dilué dans 11 litres d’eau. Puis on applique par
dégouttement 5 ml par inter-cadre directement sur les abeilles. Le traitement
nécessite 2 applications à 7 jours d’intervalle. L'application par poudrage est
déconseillée car le dosage est huit fois supérieur au précédent. Attention au
risque que l’utilisation du coumaphos représente :
Enfin, des cas de résistance au coumaphos ont été démontrés à l’étranger (Italie, Etats-Unis).
Comme il n'y a pas de médicament avec AMM, cette substance ne sera utilisable
que dans le cadre de prescription d'une préparation magistrale (extemporanée)
sous ordonnance vétérinaire donc en application de la cascade (article L. 5143-4
du CSP) lorsque tous les autres médicaments avec AMM ne seront pas utilisables
(démonstration de l'inefficacité de l'APIVAR par exemple).
Seule exception : l’agriculture biologique où l'acide oxalique sera utilisable
par dérogation bien qu'il existe d'autres médicaments à AMM.
Attention, il est classé également parmi les substances vénéneuses ; des mesures
de protection sont donc particulièrement recommandées aux apiculteurs pour
limiter l’exposition à l’acide oxalique lors de son application dans les ruches.
Remarque : il est nécessaire ou vivement conseillé de varier la nature des
produits entre les deux phases.
NB : la roténone ne figure dans aucune des listes de LMR des substances à usage
vétérinaire. Il s’agit d’un pesticide phytosanitaire dont l’emploi ne peut être
légalement recommandé.
L’utilisation de médicaments provenant de l’étranger (Apilife Var, Italien, ou
Thymovar, Suisse) même s’ils ont une AMM dans leur pays, n’est pas autorisée en
France. Une AMM nationale est obligatoire.
LUTTE CONTRE LA NOSÉMOSE
Aucun médicament n’est légalement disponible pour lutter contre la Nosémose. Le
Fumidil B ND, à base de fumagilline, n’est plus commercialisé depuis 2002 car
son AMM a été suspendue faute de Limite Maximale de Résidu fixée au niveau
européen. Comme annoncé l’an dernier, le laboratoire CEVA-SANTE ANIMALE,
fabricant du médicament, a présenté un dossier de fixation de LMR auprès de
l’Agence Nationale du Médicament Vétérinaire de Fougères. Le dossier est en
cours d’étude. Bien que disponible auprès des ETS SWARM (commercialisé en Grèce
et en Grande-Bretagne où l’AMM a été maintenue), l’utilisation de ce produit en
France n’est pas légale. En l’absence de traitement disponible, il est important
de prendre des mesures préventives pour que la nosémose " maladie " ne se
déclenche pas. Il faut intervenir sur les provissions et sur les conditions
d’hivernage.
En cas de problème majeur dans un secteur, il est impératif de le signaler à
votre DSV pour visite sanitaire de l’agent de secteur et analyses de
laboratoire, ainsi qu’à la permanence de la FNOSAD, afin d’obtenir des données
supplémentaires pour étayer nos démarches auprès des autorités sanitaires. Selon
certains apiculteurs confrontés au problème de la nosémose, l’acidification du
sirop de nourrissement par l’acide acétique peut prévenir la maladie : 1
cuillère à soupe de vinaigre de cidre pour 1 litre de sirop 50/50, à délivrer
plusieurs fois s’il n’y a pas de risque de blocage de la ruche.
LUTTE CONTRE l’ACARIOSE
Plus aucun produit n’a d’AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) pour le
traitement de l’acariose. La plupart des acaricides disposant d’une AMM utilisés
(Apistan ND, Apivar ND et Périzin ND) n’ont aucune action contre l’acariose. En
effet, l’activité acaricide doit se faire au contact du parasite, dans les
trachées de l’abeille. Le produit doit donc pénétrer dans le système
respiratoire. C’est pourquoi, les acaricides de contact cités précédemment sont
inefficaces.
Parmi les médicaments à AMM, seul l’Apiguard ND qui a une action par évaporation
est susceptible d’agir contre l’acariose des trachées. Toutefois son utilisation
est peu compatible avec un traitement de printemps en raison des risques de
contamination du miel par le thymol. En cas de suspicion de la maladie, faites
intervenir votre agent sanitaire de secteur ou envoyer (en chronopost et dans
une boite cartonnée) un prélèvement d’une trentaine d’abeilles affaiblies ou
mourantes au Docteur Filleton, LVD de la Loire (coordonnées page 30).
LUTTE CONTRE LES LOQUES
L’usage des antibiotiques dans le traitement des loques européenne et américaine
est strictement interdit. En effet, aucun antibiotique existant sur le marché
n’a de LMR fixée dans les produits de la ruche. Pas même les antibiotiques
employés en apiculture auparavant. Donc l’utilisation de ces trois substances en
apiculture est strictement interdite, à titre préventif comme curatif.
Pour mémoire, un plan de contrôle des résidus avec un échantillonnage clairement
défini est imposé à tous les états européens avec une obligation de publication
des résultats. En France, l’AFSSA de Sophia-Antipolis est en charge de la
réalisation de ce plan pour le miel. Les limites de quantification des résidus
d’antibiotiques dans le miel ont été fixés à 10 µg /kg pour la streptomycine et
de 15 µg /kg pour les tétracyclines, valeur retenues comme limite maximale de
résidus éventuellement tolérées en France. En 2002, 19 miels sur 113 analysés
dans le cadre de ce plan de surveillance étaient contaminés aux tétracyclines,
et 3 sur 108 aux sulfathiazol, avec des teneurs maximales en résidus de 2,152 mg
de tétracyclines/kg de miel (0,611 mg en 2001) et 0,359 mg de sulfathiazole /kg
de miel (6,127mg en 2001). D’où une inquiétude croissante quant à l’image de
"produit naturel" du miel.
Conduite à tenir :
Deux fiches techniques sanitaires ont été éditées par la FNOSAD sur le sujet et seront disponibles en février 2004 (présentation à l’AG 2004).
Réseau de surveillance des troubles des abeilles
Le Ministre de l’Agriculture, des Affaires Rurales et de la Pêche a, par
décision du 21 janvier 2003, demandé à ses services compétents que soit étendu à
l’ensemble du territoire le réseau sanitaire de surveillance des troubles des
abeilles initialement prévu sur cinq départements (note de service du 2 août
2002). Ce réseau de surveillance prend en compte aussi bien les troubles
d’origine pathologique que ceux résultant de l’usage des produits
phytosanitaires. Il associe les différentes compétences de terrain, dans le
domaine des services de contrôle (DDSV/DRAF/SRPV) ou dans le domaine
professionnel. La FNOSAD et le Centre National de Développement Apicole (CNDA)
sont associés à ce réseau.
Il est donc du ressort de la FNOSAD par l’intermédiaire de ses associations
adhérentes d’encourager les apiculteurs à signaler tout problème sur leurs
colonies quelle que soit l’origine suspectée (maladie ou intoxication). C’est
par la seule mobilisation de l’ensemble des apiculteurs, par leur action sur le
terrain que nous arriverons à ce que la DGAl (Santé Animale + Protection des
Végétaux) et les Services Vétérinaires fassent fonctionner ce réseau
conformément aux engagements pris par le Ministère de l’Agriculture, que les
pouvoirs publics assument leur responsabilité de suivi des ruchers. Les
Directions des Services Vétérinaires ont, par note de service du 11 février
2003, reçu les informations nécessaires à la mise en application de ce réseau.
Cette surveillance est organisée de la façon suivante :
Tout problème devra donc être déclaré à l’agent sanitaire apicole ou au
technicien de l’ADA en cas d’adhésion à cette structure, ainsi qu’à votre
association sanitaire apicole (premier niveau).
L’agent sanitaire apicole (ou le technicien de l’ADA) viendra visiter le rucher
pour constater le ou les troubles. Si nécessaire et sur rapport de visite de cet
agent, la DSV pourra déclencher la procédure en organisant une visite conjointe
des agents assermentés des Services Vétérinaires et de la Protection des
Végétaux en cas de suspicion d’intoxication (deuxième niveau). Des prélèvements
pour analyse seront alors effectués.
Faites nous part de toute difficulté rencontrée pour impliquer votre DSV afin
que l’Autorité Centrale soit mise au fait de ces dysfonctionnements.
L’information doit être connue de l’autorité sanitaire afin qu’elle réalise
l’ampleur et la gravité de la situation sanitaire du cheptel apicole, mais aussi
qu’elle trouve dans l’urgence les solutions adéquates. Les démarches à réaliser
sont détaillées page suivante.
CONDUITE À TENIR
1 - Constat d’un problème au rucher
Apprécier l’importance du problème au niveau du rucher, des colonies, des
abeilles et des cadres. Inspecter la zone à proximité du rucher. Ne pas déplacer
les ruches. En cas de soupçon d’intoxication, tentez d’obtenir des informations
des agriculteurs proches.
2 - Déclaration Gendarmerie/DDSV/SRPV
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* Gendarme FREE : Formateur Relais Ecologie Environnement, formé aux
problèmes d’environnement (2 à 3 par départements). Il se déplacera lui-même ou
fera déplacer la gendarmerie locale.
3 - Déclaration préliminaire aux assurances
Transmettre un résumé des observations dans les 3 jours afin qu’un expert soit
mandaté au plus tôt.
4 - Visite de l’agent sanitaire ou du technicien apicole de secteur
Il effectuera des prélèvements si nécessaires pour recherche de maladies et
remplira une fiche de visite. En cas de soupçon d’intoxication, une visite sera
programmée avec les agents assermentés SRPV-DDSV.
5 - Visite DDSV/SRPV - Prélèvements
Prévoir si possible un seul constat avec tous les services concernés
(gendarmerie, DDSV, SRPV). Résumer vos premières observations et celles de
l’Agent sanitaire. Montrer les indices visuels et explicitez vos déductions. Des
prélèvements seront réalisés par un agent assermenté, chacun en trois
exemplaires (1 pour l’apiculteur, 1 pour le laboratoire, 1 pour la gendarmerie)
et mis sous scellés. Si possible, prendre des photos au polaroïd, les faire
dater et signer par les agents présents. Envoi des prélèvements au laboratoire
(une procédure précise est à respecter pour le prélèvement, la conservation et
l’envoi des prélèvements)
6 - Déposition en gendarmerie
Décrire précisément toutes vos observations, assurez-vous que les termes
techniques ont été bien compris et saisis. Argumenter vos hypothèses. Relire
votre déposition et au besoin demander toutes les modifications nécessaires
avant de la dater et de la signer. Faire notifier la possibilité de compléter
votre déposition par la suite selon l’évolution des colonies. Demander un double
de votre déposition ou à défaut son numéro et le nom de la commune de la
brigade. Il vous sera remis un récépissé de dépôt de plainte.
7 - Courrier à votre assureur
Il faudra joindre à la déclaration de sinistre la copie de la déposition (ou son
N°), le constat officiel (procès verbal daté et signé des personnes présentes),
les informations sur les prélèvements réalisés et les analyses demandées.
Attention : seuls les apiculteurs ayant souscrit une assurance spécifique «
intoxication » pourront demander une indemnisation (vérifier vos contrats).
8 - Transmettre toute nouvelle information aux différents personnes
concernées par la procédure au fur et à mesure de l’évolution de l’état des
colonies du rucher.
Adresser à la FNOSAD une fiche RéSATA (voir votre GDSA).
ANALYSES TOXICOLOGIQUES ET PATHOLOGIQUES
| Maladies classiques : acariose, nosémose, loques et varroase | Recherches de toxiques et viroses sur abeilles | Analyses toxicologiques :
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| Contactez en premier le Laboratoire Vétérinaire de votre département | AFSSA Sophia-Antipolis Unité Abeille Les Templiers 105, Route des Chappes BP 111 06 902 Sophia Antipolis Téléphone : 04 92 94 37 00 Télécopie : 04 92 94 37 01 |
GIRPA Angers technopole 8, rue Henri Becquerel 49070 BEAUCOUZE Téléphone : 02 41 48 75 70 Fax : 02 41 48 71 40 |
| Nature des prélèvements à envoyer | |
| acariose, nosémose | 30 à 40 abeilles |
| maladies du couvain | un morceau de couvain de 10 x 10 cm |
| virologie (maladie noire et APV) | 20 abeilles fraîchement mortes ou malades avec des symptômes. Les congeler le plus rapidement possible et les expédier en courrier rapide (chronopost) au laboratoire dans un emballage réfrigéré |
| Toxicologie sur abeilles | 500 abeilles fraîchement mortes |
| Toxicologie sur végétaux | 20 tiges fleuries |
À adresser de façon impersonnelle (ne pas adresser à une personne déterminée)
avec une demande d’analyse écrite et un commémoratif (ne pas oublier d’inscrire
ses coordonnées).
Une confirmation de votre diagnostic de terrain par un laboratoire
spécialisé est fortement conseillée afin de mettre en œuvre le bon traitement.
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Coordinateur : |
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