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Cahier nº1 : Varroase et technique apicole |
L'Etoile des AbeillesAssociation loi 1901 |
L'apiculture aujourd'hui porte en elle les stigmates déficientes de sa productivité, à l'instar des autres branches agricoles d'élevage et de culture. Non pas seulement déficience quantitative mais aussi qualitative. Produire bon et bien est une gageure à notre époque difficile à assumer. Les obstacles, de plus en plus nombreux, s'échelonnent autant sur la voie horizontale de production que sur l'échelle verticale. Relever le défi passe par une compréhension du système tripartie :

Ces trois liens sont interpénétrés, si on touche
à un seul on touche aux autres, toute action sur un des trois pôles du triangle
provoquera un mouvement sur les deux autres. La vision globale est nécessaire,
l’apiculture ne se réduit pas à une production de miel ou de pollen, c’est ou
cela devrait être un art de vivre. De la fonction philosophique à l’aspect
matériel et pratique l’abeille nous relie à la flore, la faune, l’environnement,
les énergies de la terre et du ciel.
Le triptyque précédent peut s’exhaustiver dans un schéma exprimant une dynamique
circulatoire et fonctionnelle respectant le modèle universel du mouvement des
planètes.

L'association "L'Etoile des Abeilles", désireuse
de partager ses connaissances apicoles, ses méthodes, techniques, recherches,
souhaite échanger avec d'autres associations, groupes ou personnes, amateurs et
pluri-actifs ayant le même objectif qui pourrait se libeller ainsi :
Mettre en place et proposer un ou plusieurs modèles de production naturelle de
miel et autres produits de la ruche, sans aucun emploi de molécule chimique ni
aucune technique agressive ou stressante. Le respect des trois systèmes :
biologique, écologique, organique est primordial et s'appuie sur l'apiculture
bio, bio dynamique et chamanique. Il est donc nécessaire de revoir tous les
concepts et idées de cette jeune apiculture déjà vieille d'environ un siècle,
mais vieille de se scléroser à force de son intensivité. Comme l'agriculture qui
devient "raisonnée", et évite donc les extrémismes, est-il utopique de vouloir
une apiculture (de l'élevage à la récolte) qui respecte les lois naturelles
inhérentes aux abeilles ?
Seuls organes d’informations créés, les cahiers de l'association sont destinés à tous les amoureux de l'abeille, des amateurs aux pluri-actifs, qui désirent enrichir leurs relations avec les abeilles sans céder aux contraintes économiques, tout en cherchant une production optimale, de s'adapter et d'évoluer dans une vision apicole plus large qui englobe le triple lien : des abeilles/homme/environnement.
Protéger
l'Abeille
-Traitements d’origines naturels, prophylaxie sévère, respect des cycles de la
colonie, nourrissement minimum, l’abeille n’est pas qu’un outil de production,
préservation des souches et écotypes locaux.
Préserver
l'Environnement
-Recherche de différentes essences florales pour des miels de qualité,
apprentissage des fleurs mellifères régionales, débroussaillage des
emplacements, surveillance des implantations florales mellifères étrangères.
Développer la
relation homme/abeille
-Comprendre l’energie abeille dans sa globalité, la ruche comme une entité
vivante, le rôle de l’abeille dans la nature, la société, cycles biologiques
afin de lever les anthropomorphismes.
CAHIER
Nº1 - Varroase et technique apicole
Les problèmes rencontrés, véritables fléaux pour l'apiculteur se
situent à des niveaux très différents, incontournables à ce jour et doivent
être traités par des approches elles-mêmes différentes, bien qu'interpénétrées.
Il en est ainsi pour le dépeuplement des ruches en région de grandes cultures,
perte d'abeilles sans pour autant de mortalité aiguë, effondrement ensuite de
la récolte de miel. Les ruches meurent dans l'hiver qui suit la saison apicole,
porteuses des symptômes de dégénérescence classique aux milieux bactérien
et viral que nous connaissons bien.
Ces milieux bactériens et viraux sont généralement endémiques à la ruche,
importés ou non (comme certains virus), leurs développements présupposent une
fragilité de l'abeille et une déficience immuno-défensive certaine.
Prendre en compte la dégénérescence du milieu environnemental est chose
certaine mais insuffisante pour poser les preuves scientifiques des différents
maux que connaissent nos avettes. Nous ne pouvons en effet séparer les symptômes
endogènes à la ruche concomitants aux effets extérieurs liés à
l'environnement.
Il est donc de première urgence de retrouver des bases saines pour vivre la
culture des abeilles, et ensuite différencier dans les symptômes existants ce
qui incombe aux différents acteurs du processus.
La fragilisation du complexe immuno-défensif de l'abeille, quasi reconnue
aujourd'hui, dont les causes sont à rechercher dans une pathogénie systémique,
porte sur trois axes que l'on peut citer ainsi:
1) Dégénérescence du milieu abeilles/ruche :
2) Technique intensive et fragilisante :
3) Dégénérescence du milieu environnemental (spécifique aux régions) :
Si certaines causes sont communes, l'axe du milieu se doit d'être
assainis en priorité afin de se libérer de sa propre gangrène. Seule cette
libération permettra aux apiculteurs de pérenniser leur travail, de faire face
aux lobbysmes politico-économiques très puissants, renforcés par une division
et une inorganisation chronique du milieu apicole.
L'association "L'Etoile des Abeilles" se propose donc un suivi
rigoureux de la technique apicole, concernant les choix alternatifs
d'intervention pour le varroa et bien sûr un suivi prophylactique de l'ensemble
des autres pathologies.
Toutes les techniques d'élevage, de récolte, sont bien sûr en rapport, voir
en symbiose, avec les lois naturelles qui régissent les abeilles. Le problème
varroa sera donc traité en premier, du fait de son évolution et de son inter-dépendance
avec les autres pathologies.
Quelques réflexions sur la production bio...
Tout comme le varroa qui a transformé la synergie relationnelle des différentes
composantes de la ruche depuis dix ans, nous pensons qu'il est clairement utile
de préciser que la production de miel bio n'est plus aussi évidente qu'avant
(il circule sur le marché, en effet, du miel dont au moins 20 à 40 % des
constituants sont plus des produits de transformation, voire de synthèse, que
du nectar de fleur). Ceci sans prendre en compte le grand mystère (OGM et PGM)
des sucres amylacés (blé, maïs et autres), dont sont nourries en grosses
quantités nos abeilles, et dont nous saurons à posteriori les inconvénients déjà
redoutés mais pour l'instant ignorés.
La production bio de miel, bien que de plus en plus en vogue, et sûrement
promise à une bien plus belle ascension, est elle aussi, pensons nous, très
mal conceptualisée. En effet, ce type de production, bien que plus proche des
lois de la nature dépend aussi des différentes variétés produites (sucres,
diastases, sels minéraux, arômes, etc...) et représente seulement une partie
de l'aspect qualité miel, elle même participante à d'autres paramètres comme
la région d'origine, les floraisons, l'éco-environnement et bien sûr l'aspect
technique de production. La qualité du miel est avant tout, comme le vin et le
fromage, issue de son terroir, de sa végétation, de son climat etc... en
dernier lieu, bien sûr et ce n'est pas le moins important, l'aspect
conditionnement et la vente.
Quoiqu'il en soit, une production biologique de miel ne peut se concevoir à
deux vitesses, donc sans système de dérogation pour les traitements, par
exemple sans aucune clause dans la législation permettant des manipulations
particulières (ultrafiltration, chauffe, etc....)
Quelques grands axes de travail, dans le désordre:
Bien sûr les cahiers de l'association traiteront tous ces sujets chaque
mois plus la participation de ceux qui voudront bien, par voie d'emails,
partager leurs idées, projets, techniques, échanges, etc...
Nous allons parcourir les trois types de traitements possibles, leurs objectifs,
leurs effets...
Le premier est le traitement ponctuel qui sert de dépistage, d'évaluation de
la quantité de varroas sur les abeilles adultes. Il ne libère pas suffisamment
la pression du varroa dans la ruche, car les nymphes sont toujours infestées.
Relativement efficace il y a quelques années quand il était répété 3 à 4
fois à une semaine d'intervalle. Il s'avère qu'aujourd'hui les métabolismes
chimiques liés aux effets pathogènes du varroa sur l'abeille sont toujours
aussi présents et actifs lors de ce type de traitement. Donc perte d'efficacité,
et souvent stress important lié à la méthode employée et/ou au produit
utilisé. Usités surtout en hiver, ils peuvent aussi être employés entre deux
miellées ou au début du printemps.
Le seul produit officiellement autorisé reste encore l'Amitraze sur un lange
graissé, ou nébulisation; nous préférons utiliser la roténone (1%) en
poudre, 10g, entre les inter-cadres. Alors que celle-ci n'a pas de statut
officiel pour le traitement des abeilles, elle est très efficace en traitement
ponctuel, et n'a posé à ce jour aucun problème si elle est employée une
seule fois, donc sans effet répétitif. Les essais avec la roténone liquide
sont plus aléatoires, et bien que d'une certaine efficacité, n'ont été
l'objet d'aucune étude sérieuse et officielle à ce jour.
Nous avons ensuite les traitements opposés à libération lente, et 2 molécules
officiellement autorisées (Fluvalinate et Amitraze).
Le gros problème est que la ruche est en contact très longtemps avec le
produit chimique. Nous avons vu les effets désastreux de ce type de traitement
: accoutumance et effet de résistance, puis présence constante de Fluvalinate
dans les cires, concentration de plus en plus importante, même dans les cires
gaufrées neuves, et quelques fois dans le miel. Les effets pervers à long
terme n'ont toujours pas été étudiés. Pour l'instant la présence d'Amitraze
et autres produits sanitaires est encore rare dans le miel. Le concept même de
ces traitements à long terme est un paradoxe prophylactique.
Les essais à long terme avec des acides organiques ne sont pas plus concluants
: effets secondaires nuisant au développement de la colonie, faiblesse de la
reine, arrêt ou ralentissement du couvain, etc...
Les mêmes effets, moindres somme toute, se retrouveront avec les essences ou
huiles essentielles.
En résumé, le seul avantage de couvrir la durée du couvain ne justifie pas ce
type de traitement.
Il nous reste le troisième choix : le traitement pondéré ou intermédiaire.
Celui ci agit de 5 à 10 jours suivant le produit utilisé, permet le décrochage
de tous les varroas phorétiques, plus une action évidente sur le couvain.
Il peut être doublé (24 h ou 48 h après cette première période et dans
presque tous les cas est efficace à plus de 85/90 %. L'expérience nous a montré
que la relation hôte / parasite s'en trouve grandement améliorée. La pression
moindre subie par l'abeille lui permet de mieux se défendre contre les virus et
bactéries classiques dans la ruche. Même s'il est nécessaire d'effectuer 2 ou
3 traitements dans l'année, le temps d'exposition au produit est inférieur au
système précédent et l'efficacité est largement suffisante. Les moments
doivent être judicieusement choisis, en fin d'été, entre deux miellées, ou tôt
en début de printemps, suivant une péréquation simple qui détermine le
moment du traitement :
Aussi quelque soit le produit utilisé, si posologie et méthodologie sont
bien respectées, ce type de traitement est de loin le plus avantageux.
En résumé, si les traitements ponctuels nécessitent une lecture du nombre de
varroas pour contrôle (1 à 3 par an), les traitements pondérés peuvent être
faits aux visites de printemps ou fin d'été, ne nécessitant pas de visite ultérieure.
Sans risque d'accoutumance, ils limitent ainsi les résidus dans la ruche.
Après cette approche non exhaustive des différents traitements varroa, nous
aurons à revenir sur l'emploi des produits utilisés, autorisés ou non, qui
souvent freinent le bon développement de cette recherche pour des raisons économico-législatives.
Nous pensons qu'il vaut mieux utiliser des produits sanitaires dans l'urgence
avec des conditions qui respectent la biologie de l'abeille. Des traitements,
(lanières extemporanées à l'Amitraze) sont relativement efficaces dans les
conditions optimales et ne supportent aucun inconvénient des traitements à libération
lente. Par exemple, pas de stress pour les abeilles ou aucune trace de résidus
la troisième semaine. D'autre part ne perdons jamais de vue que certains
produits passent de la cire au miel, ou des abeilles dans le miel puis dans la
cire. A noter que les transferts de produits phytosanitaires par le pollen sont
aussi très importants dans les différents composants de la ruche.
Pour évaluer l'ensemble des paramètres techniques d'une ruche, il est nécessaire
de parler le même langage, chose très difficile vu l'aspect subjectif de
certaines appréciations...
Présentation d'une grille de lecture, de visite des ruches, simple et qui
comporte le minimum d'informations nécessaires d'une visite à l'autre, pour un
bon suivi des colonies. Précisions:
sachant qu'une technique d'approche simple pour réaliser l'objectif cité plus avant, est de respecter (techniquement et le plus possible) la systémie tripartie du ou des ruchers. C'est à dire que tous les produits issus du rucher cheptel sont les seuls à respecter les concepts et l'éthique du travail de production. les ruches expérimentation sont celles en traitement, ou essais de produits divers pour la lutte anti-varroa, ou emploi de divers techniques particulières... les ruches "hôpital", obligatoirement mises à part un temps nécessaire à leur réhabilitation, peuvent en cas de problème supporter des traitements allopathiques surtout les trois premières années, période de transition ou transhumance et promiscuité pour les ruchers cheptels jouent un rôle de frein important dans leur développement en production naturelle
Organisés en tableau, ces 14 points principaux tiennent sur une page
Excel® et servent de saisies de données sur le terrain.
Une fois dans l'ordinateur, chaque visite pour chaque ruche est installée sous
la ligne de la visite précédente, permettant au bout de quelques mois
d'obtenir une vue synthétique pour chaque ruche et par rucher.
CAHIER
N°2 - Géo-cosmo syntonie apicole
Nous avons abordé dans le premier cahier les principaux traitements pour le varroa, de nombreux autres essais sont en cours : plantes acaricides en alcoolature, huiles essentielles, emplois de certaines techniques anthroposophiques. Il est clair que toutes ces expérimentations demandent du temps, de l'énergie et une base de ruches expérimentales. En réalité chaque essai se valide en deux temps :
Chaque expérimentation comprend au minimum trois lots de ruches conduits dans l'année de la même façon, transhumés aux mêmes endroits, récoltés pareillement etc... Le minimum de ruches par lot est de trois, cinq étant un optimum. Un lot de ruches traité "varroase" avec le produit d'essai, un lot de ruches traité avec un produit connu et si possible reconnu, un lot témoin. Les trois lots reçoivent un traitement ponctuel (le même bien sur) juste avant le début de l'expérimentation pour évaluer le nombre de varroas sur les abeilles adultes.
Espace et place dans la tradition
Toujours en mélangeant outils et concepts, il est clair que cette base n'est valable que pour les produits à effets plus ou moins rapide dans le temps. C'est à dire qu'une vision élargie de l'énergie ruche nous amène à penser à plus long terme. L'emploi des techniques homéopathiques ou bio-dynamiques oblige l'esprit à prendre du recul, et dans le temps et dans l'espace ou bien l'esprit provoque le processus. La compréhension de cet espace semblerait comme trouver sa place (c'est à dire son espace géocentrique) et d'interpréter cette place par les enseignements de la tradition (chamanico-astrologique ou quelconque chemin spirituel), sachant que toutes les religions du monde sont issues de ce sens spirituel originel.
Par exemple les quatre dernières grandes religions sont rythmées par les mouvements solilunaires et planétaires sans parler des anciennes civilisations toutes directement branchées sur le monde céleste. Le mois est lunaire et décline plusieurs cycles lunaires dont nous ferons un résumé. L'année est solaire, et les saisons sont les fruits de cet arbre du temps qui dort, se réveille, vit et meurt pour renaître encore.
Petite vision astronomique
Si l'ensemble des planètes (de notre système solaire) traverse la voie lactée dans le même sens, aucune orbite n'est identique, toutes les planètes sont rythmées différemment et mettent plus de 25000 ans pour se reconnecter par rapport au soleil. La lune a elle seule compte plus de 500 variations cycliques et nous n'en verrons que 5 (employées en bio-dynamie) utiles tous les jours pour apprécier les différentes énergies.
Il est presque toujours bon d'ouvrir les ruches quand la lune se trouve devant une constellation d'air (Gémeaux, Balance, Verseau) ou de feu (Bélier, Lion, Sagittaire) encore que le jeu des planètes inférieures Vénus et Mercure, en éclipse ou en nœud, provoque des perturbations.
La dimension astronomique est la structure, voir l'infrastructure, appliquée pour l'énergie abeille, la dimension astrologique est interprétative, subjective et représente le contenu propre à chacun de comprendre l'énergie abeille. Cette différence faite, nous verrons l'appareil soli-lunaire (soleil-lune) dans ses énergies diurnes, nocturnes, saisonnières et son interprétation possible comme construction dans les quatre éléments.
Nous avons donc retenu le passage soli-lunaire devant les quatre éléments par l'interprétation constellation = élément. Il faudrait de la même façon retenir le passage de l'ensemble des autres planètes...
Tout le reste du travail appartient à l'astronomie, c'est à dire une prise d'informations concernant le placement des planètes face à la terre. Il y a 2000 ans, signes et constellations se trouvaient à la même place dans le ciel (vision géocentrique de l'homme sur la terre), par exemple signe et constellation du bélier pour le point vernal, nous avons aujourd'hui un décalage dû à la précession des équinoxes qui a conduit au fil des siècles à une théorisation de l'ensemble énergétique des planètes, vision rendue fixe et abstraite (astrologie). Cette vision s'apparente plus à une recherche d'archétypes de ces mouvements énergétiques originels.
Certaines traditions (indiennes ou arabes) ont gardé en partie cette dynamique planétaire. Ainsi les demeures et maisons lunaires transmettent encore leurs sources, appliquées aux rythmes synodiques et sidéraux. Beaucoup de travaux ont été réalisés sur l'homme et les végétaux, l'application abeille est très délicate. Donc, pour que ces informations construisent un système pragmatique, l'interprétation se doit d'entre prudente et sûrement jamais exhaustive.
Les 4 éléments comme base
Tout le vivant biologique sur terre est composé de ces quatre éléments. Nous les nommerons donc et les placerons dans leur sens traditionnel (aux angles d'un carré) ainsi que les constellations apparentées :
En réalité toutes les planètes de notre système solaire passent devant les constellations qui chacune ont donc une représentation élémentaire dans un espace identique mais à des rythmes différents. L'ordre est très simple (malgré des systèmes rétrogrades complexes, du moins pour nous, association) et les quatre éléments posés comme décrits plus haut sont exprimés dans cet ordre: feu > terre > air > eau, soit le t-a-e-f par exemple en commençant par la terre.
En suivant avec la pointe d'un stylo, sur le carré décrit plus haut, ces quatre éléments, un beau lemniscate horizontal se dessine marquant les circonvolutions de la ligne du temps.
Petit résumé de quelques systèmes analogiques :
Mille sujets de réflexion sont possibles à partir des représentations symboliques de ces éléments puisque l'ordre de passage des planètes est toujours le même. Nous en précisons quelques uns comme les rapports air et feu (les deux frères amis), l'eau et terre (les deux sœurs amies); ensuite les oppositions directes comme l'eau et le feu ou l'air et la terre et enfin le troisième système dit de neutralité comme l'air et l'eau ou le feu et la terre qui ne se mélangent pas mais cohabitent obligatoirement (la trans-mission).
La réflexion ou méditation personnelle (à partir de ce carré des quatre éléments) est très utile pour comprendre leurs rapports intimes qui explicitent l'analogie des contraires, les transformations, les oppositions, et les compatibilité. Suivre tous les mois les passages lunaires en fonction du passage du soleil (d'un signe à l'autre) en rapport avec ces éléments est le début de l'observation, sans interprétation, simplement voir ce processus qui est bien le même pour tout le monde.
Il est clair que les abeilles libèrent les énergies air et feu et tout le travail consiste à développer l'eau et la terre pour nous apiculteurs en respectant leur propre système d'énergie, et chaque fois que nous ouvrons les ruches notre conscience se construit dans ce schéma des élémentaires.
Fonctions élémentaires
En rapport avec les douze constellations, nous avons donc le même élément pendant une période de 1 à 3 jours, trois fois dans un cycle lunaire et une fois, environ 1 mois pour le soleil, trois fois dans l'année. Nous avons donc une triple symbolique par élément, rythmée par les luminaires mais aussi par le rythme des autres planètes qui empruntent le même espace.
Le rythme syntaxique de ce programme zodiacal peut se décliner ainsi :
Le carré basique (décrit plus haut) se numérote par la gauche mais l'énergie imprègne la matière dans le lemniscate spiralé du temps et de l'espace : le feu transmet son potentiel à la terre (du 1 au 4), ensuite l'éclatement du solide (du 4 au 2) puis retransmission de l'air à l'eau (2 au 3) et enfin éclatement du liquide de l'eau au feu (du 3 au 1) pour que le cycle recommence.
On peut noter que la transmission se fait par le nombre 5, nombre de la conscience humaine, quand l'énergie a pénétrée l'ensemble des constituants humains, le nombre 5 signifie "rendre "ce que l'énergie spirituelle des 4 éléments nous a donné. Est-ce pour autant la conscience du mal ?
Un des aspects conclusifs, est que l'énergie n'est jamais en compatibilité direct avec la nature et l'homme, mais toujours en inversion des contraires, loi basique qui nous oblige a assimiler nos expériences pour évoluer. En effet l'énergie passe par des éléments opposés puis en transmission et ainsi de suite mais jamais par des éléments en sympathie.
Quelques réflexions sur cette cinétique des éléments via planètes et constellations. Le mouvement imprégné par l'énergie dans la matière est donc doublement polarisé en matérialisant l'inversion des contraires. Ce mouvement est en fait l'alpha et l'oméga, en suivant les courbes du huit que nous retrouvons dans toutes les structures du vivant. Prenons la danse des abeilles, ou simplement la manière dont se développe une ruche (ponte de la reine) par rapport à son centre.
Les vérifications arythmosophiques sont aussi très significatives, loi triangulaire, tétractys, nombrologie symbolique et feront l'objet d'un autre cahier appliqué aux différents cycles du couvain, de la ruche, des abeilles.
Encore un mot sur les nombres qui de 1 à 27 englobent toute la nature du vivant sur terre, en réalité cette nature s'arrête au nombre 22, les 5 derniers nombres impliquent le règne de l'Esprit.
Rythmes soli-lunaire
Donc la lune dispense ses énergies dans l'ombre du soleil, selon des cycles bien précis
:
Le cycle lunaire sidéral
Le passage de la lune s'opère devant notre bande de ciel, les constellations zodiacales. Empreinte de l'énergie de la planète, la lune retrouve le même élément tous les neuf jours environ. A noter la correspondance avec le cycle des larves (de l'œuf à l'operculation, pour l'ouvrière et la reine) conditionnant la sortie des essaims, qui sont donc en relation directe avec les planètes via la lune.
Dans un cahier futur, nous aborderons un essai sur l'abeille, et la nombrologie énergétique en passant par la tradition occidentale. Les correspondances sont nombreuses et riches d'enseignements.
Ce cycle lunaire sidéral est d'environ 27 jours, 27 est le nombre clé de la tradition occidentale, chez les sumériens, chaldéens, celtes, hébreux, chrétiens, etc... Il n'est pas si simple d'observer le comportement de la ruche (et d'obtenir des informations) à la vue de ce seul cycle lunaire mais il fait corps avec un tout et sa prise en compte est très importante dans cet ensemble systémique.
Nous pouvons déjà (bio-dynamie) apprécier les correspondances suivantes :
Nous pensons que les rapports (feu, air, eau) sont importants et doivent être équilibrés pour les miellées, ainsi que l'élément eau pour le couvain du printemps, cette quantité consommée est quasi incroyable pour une ruche.
Ce cycle sidéral est donc très important et imprime cette fameuse neuvaine, qui d'une constellation à l'autre récupère le même élément; comme si la nature, impulsée par cette énergie primordiale (Feu), est dirigée chaque fois dans son évolution biologique.
Le cycle lunaire synodique
Sûrement le plus utilisé depuis la nuit des temps, bien connu dans l'imagerie populaire, ce cycle nous indique les phases réflexives de la lune par rapport au soleil. Toujours issu d'une vue géocentrique, la lune se trouve opposée au soleil, c'est la pleine lune, en conjonction avec le soleil, c'est la nouvelle lune, et deux fois dans son parcours en quadrature, c'est le premier et dernier quartier.
La symbolique énergétique est surtout quantitative de ces phases lunaires, et plus cette lumière lunaire est visible plus son impact est fort; encore que cet impact est différent suivant le règne végétal, animal ou minéral. Une autre analogie quasiment ancestrale rappelle le cycle de vie et de mort, la jeune lune (après la nouvelle lune) et la vieille lune quand elle décroît (après la pleine lune). Deux phases d'environ 15 jours chacune, qui expriment cette cinétique de vie et de mort.
Ce rythme lunaire appliqué au travail au rucher nous indique le début de toute opération ou processus en jeune lune et sa fin en vielle lune. Selon la tradition les phases en quadrature sont néfastes, donc les jours de premier et dernier quartier sont à éviter pour les manipulations importantes.
Le cycle lunaire tropique
Beaucoup utilisé de nos jours, il indique la hauteur de la lune dans le ciel nocturne. Celle ci nous semble montée et descendre dans une durée d'environ 27 jours.
L'année sidérale qui correspond à la révolution complète par rapport aux étoiles est plus longue que l'année tropique et provoque, comme nous l'avons déjà dit, le décalage des étoiles dans le ciel. La principale symbolique du rythme tropique est liée à la montée des fluides dans la vie biologique (lune montante, expiration) et au mouvement inverse (lune descendante, inspiration).
Très connu pour le jardinage où les données empiriques ne sont plus à démontrées, il pose certains problèmes d'applications dans la ruche, car il n'est pas souvent en sympathie avec le cycle précédent, la lune décroît et monte en même temps, par exemple. Il agirait sur l'eau, l'hémolymphe, et tous les liquides dans la ruche, les salivations glandulaires, trophalaxie et les processus phérormonaux; en particulier les phérormones de la reine (tergales, abdominales) et surtout (QMP).
Nous entrevoyons déjà comment la préparation des essaims, l'élevage des reines, peuvent s'harmoniser avec ces 2 rythmes lunaires, puisque l'élevage royal par exemple demande beaucoup d'activation glandulaire (glandes hypophayngiennes), dont nous pouvons supposer la meilleure production a un moment donné. De même, pour la préparation des essaims et le cycle sidéral, nous consacrerons un chapitre entier avec les exemples de ces 2 dernières années.
Le cycle lunaire draconitique
Quand la lune est dans le plan de l'écliptique (ligne tracée par le soleil), elle le coupe 2f ois dans une période environ de 27 jours. Ces moments, appelés nœuds lunaires, ne sont pas propices à l'ouverture des ruches, ils déclenchent des perturbations liées avec l'ensemble des positions planétaires. Les nœuds se déplacent sur le zodiaque, ainsi ils ne sont jamais à la même place. Il y a donc le nœud ascendant (un peu moins de 14 jours) et le nœud descendant (même durée).
Le cycle lunaire anomalistique
Et enfin, puisque rien n'est simple et que tout n'est pas vraiment sphérique, la lune dans sa rotation mensuelle décrit une ellipse, et donc elle passe au plus loin de la terre (apogée) et au plus près (périgée) dans une durée environ 27 jours. Ces jours (Apo et Per) sont à éviter pour le travail apicole bien que sensiblement moins importants que les nœuds lunaires.
Le travail apicole se construit donc autour des cycles du zodiaque, des phases lunaires, de la hauteur de la lune dans le ciel, en tenant compte de sa distance par rapport à la terre et du moment ou elle coupe le plan de l'écliptique. En période de nœud lunaire les éclipses peuvent se produire suivant les zizigies (pleine lune ou nouvelle lune), de même il ne serait pas bon d'ouvrir les ruches à des moments semblables.
Après cette présentation sommaire ou tout un chacun pourra continuer ses recherches à l'aide d'un calendrier (bio-dynamie) ou de quelques ouvrages spécialisés, nous resterons constamment axé sur les différents rythmes apicoles (chutes de varroas, couvain) et leurs correspondances symbo-nergiques; ainsi que les écritures anciennes nous le
proposent :
"Tout a été crée en nombres, poids et mesures...."
Comparaison des 3 cycles :
Rappelons les nombres clefs du cycle abeille, exprimés en durée journalière sans la prise en compte des heures.
1 (oeuf)
9 (operculation)
21 (imago)
Les nombres clefs du cycle varroa :
1 = le neuvième jour pour l'abeille, quelques heures avant l'operculation les femelles fondatrices pénètrent dans les cellules.
9 = accouplement des premières générations de varroas femelles filles, le dix-huitième jour pour l'abeille (stade nymphal avancé).
21 = la sortie de l'abeille et de 2 à 5 générations de varroas femelles fécondées par consanguinité (si une seule femelle fondatrice a pénétrer la cellule), les mâles sont immatures et n'ont pas de période de phorésie.
Nous avons chercher en vain une durée probable ou démontrer, de la période phorétique du varroa, afin d'achever sa boucle (cycle complet) comme nous le ferons pour l'abeille et la lune, peut être une durée de 21 jours comme l'abeille ou par exemple au sixième jour après la sortie de l'imago, soit le 27ème jour...
En effet pour l'abeille au stade de l'œuf (1) à l'operculation (9), au stade imaginal (21) et enfin à sa durée de vie 42 jours, supposé pourquoi pas par analogie traditionnelle. La réalité apicole nous donne une quarantaine de jours, moyenne pré-èstivale en relation, si nous osons le faire, avec le grand cycle lunaire des 45 jours. Ce grand cycle est le nombre de la matière incarnée, l'anti-Christ de la bible, la conscience totale malheureuse de son induration, dont trois fois sa donne (42×3) concrétise son pattern, le nombre de l'homme, de sa civilisation, et sûrement le nombre physiologique de vie de l'abeille d'hiver (nombre moyen bien sur).
La position synodique de la lune dans les douze constellations élémentaires se décompose en vingt huit maisons inégales (environ huit degré), ayant chacune une représentation que nous pourrons mettre en parallèle avec le cycle abeille. La lunaison démarre le jour de la nouvelle lune mais celle ci n'est visible que deux jours après en maison deux.
Si on se rappelle que l'énergie abeille est air et feu, on peut comprendre que l'énergie lune (ombre révélée) est eau et terre, ainsi elle porte le froid dans sa plénitude (pleine lune) surtout au lunistice sud (position la plus basse) et au plus loin dans sa course ellipsoïdale (apogée). De plus si elle passe devant une constellation de terre ou d'eau, on peut dire que ces moments ne sont pas propices pour ouvrir les ruches, comme si à l'enfumage les abeilles ne réagissent pas, semblant nous ignorer puis attaquent sans discernement. A l'oreille une différence significative se perçoit par l'absence de vibration sonore en dent de scie; comme si la ruche est malade de quelque chose, ignorante au début de l'intervenant, elle se sent vraiment dérangée ensuite.
Nous arrêterons ce deuxième cahier afin de digérer tout ça, le troisième débutera par une comparaison des trois cycles: abeille, varroa et lune...
Suite au prochain numéro, à bientôt...
L'Etoile des Abeilles
Association loi 1901
149 Impasse Marjolaine
Les Hautes Vèrnèdes
83480 Puget sur Argens
Tél. : +33 (0)6 89 33 73 67
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