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Naissance d'une reine. Nous allons maintenant traiter des stations de fécondations et des introductions de reines fécondes en ruches de production. |
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Au chapitre dernier, après quelques sueurs, il nous restait dans les mains, en fin de chaîne, un lot de cellules royales mûres ou un joli ensemble de reines vierges. Que faut-il en faire et d'abord pourquoi les éleveurs n'introduisent-ils pas directement ce matériel biologique dans les ruches de production ? Pourquoi se fatiguent-ils à créer des stations de fécondations munies de micro-colonies ? A ces questions, quatre réponses principales :
L'expression est lâchée : "contrôle des fécondations", voilà où il va falloir concentrer tous nos efforts. Différents types de stations de fécondation ou méthodes existent :
| L'idéal, bien sûr, reste pour le moment l'I.A. (= Insémination Artificielle) |
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Nous allons néanmoins nous fixer sur la première méthode, celle dite de la saturation.
A ce sujet les querelles académiques ont encore de beaux jours devant elles. Les auteurs sont très divisés sur des questions telles que :
A cette dernière question, certains auteurs vont même jusqu'à préciser des distances exactes de 2 600 mètres, d'autres de 3 200 mètres ! Ne tombons pas dans la rigueur et le ridicule du 100 mètres près. Pour notre part, nous pensons que les races en jeu, le régime des vents dominants, la conformation du terrain, l'altitude, les températures maximum, peut-être même les failles telluriques ou les champs magnétiques naturels, voire les pollutions hertziennes sont des facteurs qui peuvent entraîner des surprises aux maniaques du décamètre. Placez un maximum de ruches à mâles sélectionnées dans un rayon de 0 à 3.000 mètres autour de vos ruchettes de fécondation et cela sera bien, très bien même.
Rien de plus simple pour conditionner une ruche à mâles : une reine jeune de six à huit mois, un cadre à mâles introduit à la périphérie du couvain un mois et demi avant les premières fécondations. Ce cadre doit contenir pratiquement exclusivement des cellules de mâles. Pour ce faire, deux solutions :
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Pour mettre toutes les chances de son côté, nourrir en cas de disette (s'il fait froid avec du candi protéiné). Bien sûr, pour éviter toute consanguinité en cas d'élevage intra-racial et pour obtenir un effet d'hétérosis, les ruches à mâles doivent être de lignées différentes des ruches "souches" qui ont procuré les larves d'élevage.
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En ce qui concerne les ruchers de fécondations, le type de ruchettes varie beaucoup d'un éleveur à un autre. Il ne se passe pas une année sans qu'un nouveau type de ruchette ne soit inventé, surtout depuis que l'on utilise des matériaux nouveaux, légers et isothermiques (ruchettes Kemp, Apidea, Mini-Plus, Apilux, etc ...). |
Les plus petites ruchettes (deux ou trois cadrons de seulement 10 cm2 chacun) ne peuvent contenir que des nucléoles (valeur d'une louche d'abeilles) et sont difficiles à conduire :
De plus, ils ne permettent pas à la jeune reine d'exprimer correctement sa ponte, d'où une difficulté pour discerner les mauvaises pondeuses à éliminer. Par contre, ils sont peu gourmands en abeilles lors de leur constitution. Si vous débutez, commencez donc par des ruchettes conventionnelles, répondant au standard de vos ruches de production et pourvues de trois à cinq cadres. Peuplez-les, à partir de vos ruches de production, comme si vous faisiez simplement des essaims artificiels, sans reine, puis disposez-les par paquet de quatre dans le rucher de fécondation. Ces ruchettes, en fin de saison d'élevage, garderont le dernier lot de cellules pour devenir, après transvasement dans des corps de ruches, de simples colonies de production.

Pour lutter contre la dérive, disposez les trous de vol au quatre coins cardinaux >
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Une demi-journée après, vous les doterez d'une à deux cellules royales prêtes à éclore. Si le rucher de fécondation est éloigné du rucher d'élevage ou si la journée est particulièrement fraîche, les cellules royales ont tout intérêt à être transportées (debout) dans une caisse thermostatée : isolation polystyrène, brique réfractaire ou bouteille d'eau chauffée à 35 ° C, un petit thermomètre pour savoir où l'on en est et le tour est joué. |
| La meilleure position pour accrocher la cellule royale dans le cadre de couvain est parfaitement illustrée par la photo ci-contre. Pour augmenter le taux d'acceptation, il sera judicieux d'entourer la cellule d'une bande de papier aluminium en ayant bien soin de laisser le fond libre; les ouvrières, bizarrement, ne s'attaquent qu'aux côtés des cellules. | ![]() |
Si vous avez tardé, vous êtes en possession de reines vierges. L'introduction peut se faire indifféremment selon trois méthodes complètement différentes :
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Voir aussi la méthode décrite par Gilles FERT.
Tout comme pour l'élevage, il faut être rigoureux dans le calendrier et utiliser un planigramme. D'autre part, pour éviter de sur-visiter les nuclei, il est bon que ces derniers affichent leur état, par exemple à l'aide d'un système de punaises sur la façade arrière.
Etat :
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Population :
Provisions :
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Le schéma ci-dessus vous permettra d'adopter une convention relativement élaborée et complète. Trois punaises, placées sur la façade arrière, suffisent : la première circule à la périphérie, de la position n°1 à la position n°8, la deuxième est le baromètre de la population de la position A à la position C (le neutre se situant à la hauteur de la poignée) et enfin la troisième représente le niveau de provisions. Les deux dernières punaises sont surtout utilisées pour des nuclei de faible volume (nucléoles). Les ruchettes plus imposantes (composées de quatre, cinq cadres de corps) détiennent des volants suffisants de population et de provisions.
Les différentes interventions sur les nuclei, après introduction des cellules royales se résument à :
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Pour produire deux fois plus de reines dans le même temps avec le même nombre de nuclei (ou le même nombre de reines avec deux fois moins de nuclei), il est possible d'introduire dans les nuclei, possédant encore leur jeune reine nouvellement pondeuse, un nouveau lot de cellules royales (protégées par des cages à reines rondes) juste après leur operculation. On fait ainsi coup double :
L'introduction de reines fécondes dans les ruches de production s'opère en quatre étapes qui ont le mérite de s'effectuer consécutivement le même jour :
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Ce dernier point est, bien entendu, très important, rigueur de sélection oblige. Il faudra suivre sur les miellées ce que donne chaque reine introduite afin de ré-alimenter le plan de sélection pour l'année suivante et pouvoir choisir une lignée à mâles et deux ou trois lignées à reines.
| Réalisation : Gilles RATIA Mise à jour : 03/04/02 APISERVICES - Copyright © 1995-2005 |
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