Conséquence de l'imidaclopride sur l'environnement
encore
utilisé sur la betterave à sucre, et sur les céréales
par Ludovic Labeste
Diplomé de sciences pharmaceutiques et toxicologiques et environnementales
L'imidaclopride est
un pesticide ou biocide encore très utilisé de nos jours, bien qu'elle soit
interdite contre le mais et le tournesol, et qui risque de continuer de toucher
nos ruchers actuellement et durant encore de nombreuses années si rien n'est
fait contre cette substance.
l'imidaclopride est actuellement utilisé sur la betterave sous forme de poudre à
pulvériser sur les semences, et l'usage est autorisé depuis février 2004 sous le
nom de (GAUCHO) tous simplement; et également sous forme de suspension
concentration traitement des semences (IMPRIMO) et l'autorisation est provisoire
depuis septembre 2007.
L'imidaclopride est aussi utilisé sur les céréales blé, FERIAL blé, GAUCHO blé,
COBOY 350, et aussi sur l'orge et l'avoine sous les nom de FERIAL et GAUCHO, et
l'usage est autorisé depuis 2004 pour ferial et gaucho, et 2006 pour coboy.
Tous d'abord, l'imidaclopride est un néonicotinoide de nouvelles générations,
qui présente une rémanence de 180 jours, soit 6 mois dans le sol, pour en
retrouver encore la moitié de la dose; ainsi, il est clair qu'il faut attendre 3
années et 6 mois encore pour en retrouver des traces de l'ordre de moins de 1%
après un semi enrobée fait avec une céréale, ou de la betterave. De plus ,c'est
une substance qui résiste très bien au forte chaleur jusqu'à 143°c, et également
au froid et aux gelées, et elle est soluble dans l'eau à un taux de 0,5 gramme
par litre d'eau, ce qui explique d'ailleurs sa forte rémanence et persistance
dans le sol.
Par conséquent il est clair que les betteraves issues des semis enrobés en
contiennent dans le jus de betterave, et les techniques de purification du sucre
actuellement ne permettent pas d'éliminer cette substance dans le sucre et tous
le monde en consomme, ainsi que nos abeilles dans le sirop de sucre que nous
leur donnons pendant le nourrissement de stimulation en début de printemps, et
en automne pour les réserves d'hiver. De plus, je fais une remarque sur la
rotation des cultures que pratiquent les agriculteurs :
Chaque année, un agriculteur qui sème une céréale enrobé va donc libérer dans le
sol une certaine dose qui persiste dans le sol pendant de nombreux mois; l'année
suivante, l'agriculteur sème autre chose, ce qui est toujours fais chez nous,
d'après mes multiples observations, et on peut l'année suivante voir une culture
de tournesol ou de colza, pourquoi pas; mais ce semi cet fois ci n'est pas
interdit alors que le sol renferme encore une grande quantité d'imidaclopride;
Comme cette substance est soluble dans l'eau, elle est absorbé par les racines
de la plante et passe dans la sève de la plante,tournesol ou de colza, et on
imagine très bien, la forte contamination de toutes les parties vertes de la
plante, ainsi que des fleurs de tournesol et de colza; le nectar de colza est
donc contaminé en avril et mai, et le pollen de tournesol en juillet août. On
peut très bien imaginer la même chose sur le mais si l'agriculteur décide de
semer un mais après une céréale; et cette fois ci, le tournesol contaminé et le
mais contaminé et le colza contaminé ne sont pas interdits par les autorités
sanitaires. Voila de quelle façon on peut expliquer scientifiquement pourquoi
l'interdiction du mais GAUCHO et du tournesol GAUCHO n'est pas suffisante, tous
simplement en légalisant la rotation des cultures après un semi d'enrobé au
GAUCHO ou AU FERIAL ou au COBOY 350, ou à l'IMPRIMO.
Il est clair que la betterave et les céréales ne produisent pas de fleurs, donc
on a souvent cru que cela n'a pas d'incidence sur nos abeilles; et bien c'est
tous à fais contestable par ce simple raisonnement qui indirectement va menacer
nos abeilles par la rotation des cultures.
On comprend bien pourquoi on assiste dans toute la France à un syndrome
d'effondrement des ruchers consécutifs à une contamination progressive de tous
les végétaux agricoles qui produisent des fleurs et que nos abeilles viennent
butiner :
- le syndrome d'effondrement des ruchers est très discret en avril et mais car
les abeilles ramènent à la ruche du nectar, qui servira ensuite pour toute la
colonie, mais les abeilles ont toujours la possibilité de butiner d'autres
fleurs dont le nectar est de meilleure qualité, et cela peut expliquer à la fois
la résistance de la grappe et le retard de la pose des hausses pour certains de
nos ruchers.
- en juillet et août, le tournesol apporte du pollen qui est de grande utilité
pour l'abeille, mais qui sert également de pollen de réserve pour le prochain
couvain d'hiver,et pour le premier couvain de février mars lors du remplacement
des abeilles d'hiver; et cet fois ci, les pertes dans le rucher sont plus
importantes étant donné que les périodes froides ne leur permettent pas de
sortir, et elles n'ont plus d'autres choix, si elles veulent survivre, que de se
nourrir d'une nourriture plus ou moins contaminée par l'imidaclopride, et qui
les amènent finalement à leur perte, surtout si le sirop de nourrissement
renferme cette même substance.
On comprend bien que la menace est permanente, toute l'année, et le risque de
syndrome d'effondrement des ruchers risque d'être très significatif au cours des
nourrissement qui précèdent l'hiver.
Alors attention au sucre blanc de grande surface ou les sirops réalisés en
grosse quantité, il ne reste plus qu'une solution qui minimisera le problème,
c'est le sucre bio, et j'ai bien l'intention cette année d'investir mon capital
sur ce type de sucre car le risque va devenir de plus élevée, c'est sûr.
Ludovic Labeste
Mail : ludovic.1@neuf.fr
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