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Les espèces mellifères dans les monts de Beni-Chougrane
Cas de la Wilaya de Mascara en Algérie nord occidentale

 par Belhadi A., Mederbal K.
Laboratoire de Recherche sur les Systèmes Biologiques et la Géomatique
Centre Universitaire de Mascara
BP763, Route de Mamounia, 29000 Mascara, Algérie
Email : abelhadi2001@yahoo.com


Résumé

Les Apiculteurs des Monts de Béni-Chougrane (Mascara – Ouest Algérie) doivent entreprendre des essais d’élevage d’abeilles afin d’améliorer la commercialisation du miel sauvage. A partir de 1998, des données de base sur la flore mellifère des forêts ont été collectées. A la seconde moitié de 1999, la conservation des forêts a commencé à mettre en place un système d’élevage d’abeilles. Une connaissance de la flore mellifère est à la base de toute tentative d’apiculture, or, jusqu’à présent, les informations sur les forêts de Béni-Chougrane demeurent insuffisantes, voire inexistantes. En vue d’une valorisation de l’apiculture dans la région. Il est nécessaire d’approfondir les connaissances des espèces intéressantes, et de mettre au point un calendrier de travail effectif pour l’apiculture.

Mots clés

Apiculture - Espèces mellifères – Monts des Béni-Chougrane – Mascara – Algérie.

Introduction

En Algérie, la satisfaction des besoins en miel de la population doit passer par une maîtrise des productions animales. Parmi celles-ci, l’élevage des abeilles, fournisseur de miel et de gelée royale, tient une place très importante. Le développement de cette catégorie d’insectes est étroitement lié à la disponibilité des ressources apicoles, aux conditions du milieu favorables et à la connaissance précise de la conduite d’élevage. Le développement de l’apiculture dans la région de Béni-Chougrane (Ouest Algérie) constitue un défit stratégique pour l’Algérie. Cette région, de par ses dimensions, renferme d’énormes potentialités en terme des ressources naturelles. Elles sont actuellement compromises par un déséquilibre écologique d’origine humaine et climatique La répartition des colonies mises à la production de miel, indique que 56% sont localisées au centre, 21% à l’Ouest et 21% à l’Est (MAP 1986). Nous ne sommes qu’à 8 kg de moyenne de miel produit par ruche moderne par an. Ce qui est trop peu, ne serait-ce qu’au regard de nos capacités actuelles. Cette production est beaucoup plus inférieure par rapport aux besoins sociaux. Notre objectif est la connaissance et la localisation des zones à hautes potentialités apicoles dans la région. Ceci afin de répondre à des demandes d’informations au niveau de la région.

Situation géographique de la région

L’étude a été menée dans la région des Béni-Chougrane (Mascara-Ouest d ’Algérie). La zone d’étude se situe latitude 35° 10' Nord, longitude 0° 30' Ouest et forme une unité topographique qui fait partie d’un ensemble très important : le Tell occidental, dont il présente les principales caractéristiques, physiques et humaines, il est qualifié de moyenne montagne car l’altitude reste faible dans l’ensemble.

Les monts de Béni-Chougrane sont un ensemble défini de 330 000 ha dont 20 % dans la Wilaya de Sidi-Bel-Abbès, 60 % dans la Wilaya de Mascara et 20 % dans celle de Relizane (BNEDER, 1981) et constituent un chaînon du Tell occidental, orienté Sud-Ouest/Nord-Est.

A l’Est, l’oued Mina les sépare des Monts de l’Ouarsenis ; à l’Ouest, ils sont prolongés par les Monts de Tessala, ils sont bordés au Nord par la plaine d’Habra, au sud par les Monts de Ghriss ( Figure 01).

Figure n° (1) : Présentation de la région de Béni-Chougrane.

La région est soumise à un climat méditerranéen avec une tendance à la semi-aridité caractérisée par une pluviométrie annuelle moyenne d’environ 400-500 mm/an.

Méthodologie

L’étude est effectuée dans la région de Béni-Chougrane (Ouest Algérie). Dans cette partie s’étendent des forêts denses et des formations secondaires. Nous avons choisi quatre sites pour représenter les différents types de végétation (espèces mellifères) qu’une abeille butineuse peut rencontrer, à savoir :

  1. Zone d’El Menaouer (Daira d’El Borj).

  2. Zone de Ain–Farès (Daira de Ain Fares)

  3. Zone de Guetna (Daira de Bouhanifia)

  4. Zone de Mohamadia (Daira de Mohamadia)

Chaque site était visité au moins une fois tous les quinze jours du mois de Mars 1998 à Mai 2000.

Notre échantillonnage a porté sur des relevés floristiques. Ces relevés ont été réalisés par la méthode définie par BRAUN-BLANQUET 1951. Nous avons retenu à partir des tableaux phyto-sociologique, les unités supérieures représentant les genres et les espèces dans le tableau suivant :

Tableau (01) : les espèces mellifères dans la région de Béni-Chougrane

NOMS SCIENTIFIQUES

SITE   I

SITE II

SITE  III

SITE  IV

QUALITE  DU MIEL

                Arbres

Amygdalus communis

Eucalyptus globulus

Eucalyptus kamaldulensis

Citrus grandis

Citrus sisencis

Citrus média

Citrus aurantium

Malus communis

Prunus domestica L

Pyrus communis L

Pinus sylvestris L

Prunus persica

Quercus suber

Quercus ilex

Quercus coccifera

  

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II

I

I

I

I

I

I

I

III

III

III

III

III

III

III

Arbustes

Calycotum spinosa

Juniperus phoenicea

 

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0

 

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1

1

 

 

 0

 0

 

II

II

Stades  herbacés

Foeniculum vulgare

Lavandula officinalis

Medecago sativa L

Pisum sativum

Rosmarinus officinalis L

Sinapis arvensis L

Thymus vulgaris L

Vicia sativa L

Vicia faba L

 

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1

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0

1

1

 

I

I

I

I

I

I

I

II

II

Codification : (I) : très bonne, (II) : bonne, (III) : moyenne

Conclusion

Il faut tenir compte que ces années d’étude représentent la première étape d’une étude qui devrait se poursuivre pendant plusieurs années. Ceci pour bien connaître la flore et le calendrier de floraison des espèces mellifères dans la région de Béni-Chougrane (Ouest Algérie). Les études qui suivront profiteront de ces premières années d’expérience. Les recommandations suivantes peuvent être proposées pour la méthodologie des prochaines années.

puce

Ajouter à l’étude d’autres sites forestiers.

puce

Mieux étudier le rôle des espèces dans la flore mellifère.

puce

Affiner la méthodologie en :

  • précisant bien les jours, mois et les saisons d’étude ;

  • notant le degré de visite par les abeilles de chaque espèce.

Cette étude fournira une base de données très importante aux futurs Apiculteurs de la région en établissant un calendrier de travail. En plus, elle peut être aussi employée pour choisir des espèces de reboisement qui aideraient les abeilles pendant la période de disette, qui augmenteraient le rendement et maximiseraient la récolte


Références

puce BELHADI A. : 2000, Intégration des données écologiques et apicoles dans un système d’information géographique (SIG). Cas des Monts de Béni-Chougrane, Algérie Nord occidentale. Thèse de Magister Centre Universitaire de Mascara.
puce BNEDER : 1979, Bureau National d’étude pour le développement rural, Etude de développement des Monts de Béni-Chougrane.
puce ALAIN S. : 1981, Les plantes mellifères, l’abeille et ses produits, Ed. Le Chevalier.
puce SORG J.P : 1996, L’étude de la végétation, un outil au service de l’aménagement et la gestion des ressources forestières a Madagascar.
puce BRAUN-BLANQUET : 1951, Alfanzen soziologie, Grundzuge des veget.

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