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Conduite - Partie 1/2 |
Les pratiques de gestion
Le but de la gestion d'une colonie d'abeilles est d'aider la colonie à s'établir au maximum pendant la production optimum de nectar et à survivre la disette. Les colonies bien gérées assurent le plus grand rapport possible à l'apiculteur.
La première étape de gestion en apiculture consiste à mettre des abeilles dans une ruche qui se prête à la gestion. Une fois la ruche établie, il faut l'inspecter régulièrement et la gérer selon ses besoins. Les pratiques de gestion spécifiques peuvent être divisées en période de gestion pendant l'établissement de la colonie, récolte du miel, et à nouveau période de gestion pendant les disettes.
![]() Si l'essaim se trouve sur une branche accessible secouez directement les abeilles dans la ruche |
La récupération des essaims est la façon la plus facile et la moins chère de se procurer des abeilles. Il vous suffit d'attendre que les abeilles viennent habiter la ruche-appât ou de mettre un essaim aggloméré dans une ruche. Si un essaim habite une ruche appât de son propre gré, en général il reste. Les essaims qui se sont agglomérés dans des endroits accessibles peuvent facilement être mis dans une ruche, quoiqu'ils restent parfois à contrecœur. Mettre un essaim dans une ruche implique secouer ou laisser tomber les abeilles dans ou devant la ruche. Si l'essaim se trouve sur une branche basse ou un buisson, enlevez une partie des barres supérieures, placez la ruche sous l'essaim, et secouez l'essaim directement dans la ruche. Une autre possibilité est de secouer les abeilles devant la ruche; en général elles s'y réfugient. Il est également possible de recouvrir l'essaim en question avec un grand sac, et de le transporter dans la ruche. Si l'essaim est aggloméré sur une branche basse, coupez la branche et abaissez-la doucement avec une corde. |
| Ramassez les essaims qui sont
agglutinés sur une surface plate ou sur un gros objet avec un morceau de
carton et déversez-les dans la ruche. Utilisez une brosse faite de feuilles
ou de brins d'herbe pour pousser les abeilles dans la ruche. Comme les
essaims n'ont ni couvain ni magasins à défendre, ils sont en général dociles
et la fumée n'est pas nécessaire pour les mettre en ruche. Toutefois si
l'essaim a été éloigné de la colonie pendant un certain temps, il est peut
être affamé, donc sur la défensive et difficile à manipuler. Si l'essaim est sur la défensive, on peut l'arroser avec de l'eau sucrée (deux tiers de sucre, un tiers d'eau) avant d'essayer de le mettre en ruche. On peut aussi utiliser de la fumée si l'essaim est sur la défensive mais ne pas l'utiliser de façon excessive, ce qui pourrait pousser l'essaim à partir. (Les abeilles qui ont construit quelques rayons et ont du couvain sont aussi davantage sur la défensive. Ce n'est plus un essaim, avec rayons et couvain, c'est une colonie et il est normal qu'elle se défende.) |
![]() Ou bien, secouez l'essaim sur un morceau de tissu devant la ruche. Le tissu empêche les abeilles de s'enchevêtrer dans l'herbe ou d'être couvertes de poussière ![]() On peut aussi ramasser les abeilles et les verser dans la ruche |
Les essaims resteront plus facilement dans la ruche si on leur donne quelques rayons à couvain non operculés. Si des ruches établies sont disponibles, il est facile d'enlever un tel rayon d'une colonie, de chasser les abeilles avec des brins d'herbe ou des feuilles, et de donner le rayon à l'essaim. (Ne transférez pas des abeilles adultes avec le rayon car elles se battraient avec les abeilles de l'essaim). Les rayons contenant des oeufs ou des larves donnent la possibilité à l'essaim d'élever une nouvelle reine au cas où la vieille reine soit tuée durant la mise en ruche.
![]() En mettant des rayons à couvain dans la ruche on empêche l'essaim de s'enfuir |
Il est nécessaire que la reine soit dans la ruche pour que les abeilles y restent. Si les abeilles retournent à l'endroit où elles étaient agglutinées à l'origine ou si elles vont s'agglutiner ailleurs, c'est probablement que la reine y est. Essayez à nouveau de secouer l'agglutination ou de la faire tomber dans la ruche. Bien qu'il ne soit pas toujours indispensable de trouver la reine, il est préférable de la voir et de savoir où elle est, une petite cage avec un grillage est pratique pour l'enfermer. Attrapez-la par derrière avec les deux ailes et guidez-la dans la cage. Si vous l'attrapez par une seule aile ou une seule patte, elle peut se tordre et se faire mal. Ne prenez jamais la reine par l'abdomen, cette partie est molle et vous risquez de blesser les organes reproductifs. |
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Si la reine est mise en cage, on sait où elle est jusqu'à ce que la mise en ruche soit terminée. Une fois que la ruche atteint sa destination finale et que les abeilles sont installées, relâchez-la. En mettant la reine en cage, on l'empêche aussi d'être "agglomérée". Dans les conditions de tension de la mise en ruche, ou de transfert d'une colonie dans un matériel nouveau, ou de déplacement de la ruche, les ouvrières s'agglomèrent contre la reine et essaient de la piquer. C'est ce qu'on appelle agglomérer la reine, et les ouvrières la tuent parfois en la piquant ou en la suffocant. |
![]() Mise en cage de la reine |
Si la récupération d'essaims ou le transfert de colonies retournées à l'état sauvage devient fréquent, cela vaut peut être la peine de construire une ruche de type KTBH de la moitié de la longueur standard. Une telle ruche est en général suffisamment grande pour un essaim de taille normale ou le transfert d'une colonie sauvage. Faites bien attention qu'il soit hermétique et facile à transporter. Mettez un grillage ou une grille pour fermer l'entrée facilement.
Transférez la colonie dans un matériel de taille normale dans le rucher. Les essaims augmentent rapidement leurs effectifs jusqu'à atteindre la taille d'une colonie normale, donc ils auront bientôt besoin de plus d'espace. Les essaims mis en ruche construisent ou augmentent le nombre des rayons rapidement. En laissant l'essaim dans une petite ruche, on limite cette expansion.
Une fois que les abeilles sont installées dans la ruche, l'entrée est fermée et la colonie déplacée. Il vaut mieux déplacer la colonie en fin de soirée ou la nuit quand les abeilles sont toutes à l'intérieur et qu'il fait plus frais. Certaines abeilles retourneront à l'ancien emplacement si la colonie est déplacée à moins de deux kilomètres.
Ne laissez pas la colonie fermée au soleil. Si la colonie doit être fermée pendant plus de quinze minutes, utilisez un genre de matière à tamis pour fermer l'entrée. Aspergez d'eau à travers le tamis si la colonie reste enfermée pendant de longues périodes. Cela permet aux abeilles d'avoir de l'eau et aide à rafraîchir la ruche.
Le transfert des abeilles d'une ruche à rayons fixes dans une ruche à barres supérieures doit être fait de préférence au début de la période d'établissement. Cela permet à la colonie de se remettre du transfert. Il sera ainsi plus facile aux abeilles de construire des rayons et d'augmenter leur population de façon à survivre la disette. Si le transfert est fait suffisamment tôt, il est même possible de récolter un excédent de miel.
Au début de la période d'établissement, la population de la colonie est faible et il y a une quantité minimum de miel dans la colonie. Ceci rend le transfert plus facile et minimise les problèmes de vol par les autres colonies.
Les colonies qui ont été transférées ont besoin d'un certain temps avant la période de disette pour récupérer et stocker du miel afin de survivre pendant la disette. Les transferts exécutés pendant cette période ont peu de chance de survie à moins que les abeilles ne soient nourries.
Il n'est pas recommandé que la colonie dépende d'une source d'alimentation extérieure pour survivre. Acheter du sucre pour nourrir les abeilles est rarement pratique car une colonie importante peut avoir besoin d'une énorme quantité de sucre pour survivre. L'argent liquide pour l'achat de ce sucre fait généralement défaut, et même dans certaines régions si l'argent est disponible, le sucre est rare.
Nourrir une colonie pendant la période de disette stimule l'élevage de couvain. Ce qui a pour conséquence une trop grande quantité de couvain à maintenir avec les ressources naturelles disponibles et le fait que la colonie devienne dépendante d'une source d'alimentation extérieure pour survivre. Evaluer les besoins en nourriture d'une colonie est difficile pour un apiculteur débutant. Une fois que l'alimentation des abeilles a commencé, il est souvent nécessaire de les nourrir continuellement jusqu'au commencement de la miellée. Ce qui n'est pas pratique économiquement pour les petits exploitants, donc évitez complètement l'alimentation.
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Transférez les colonies pendant la période d'établissement de façon que l'alimentation des abeilles ne soit pas nécessaire. |
Le transfert des abeilles provenant de colonies retournées à l'état sauvage ou de ruches à rayons fixes est essentiellement la même chose. Il faut ouvrir la cavité et découper les rayons et les attacher à la nouvelle ruche.
Dans le cas de ruches à rayons fixes, la colonie est immédiatement accessible, et la cavité est ouverte sans difficulté. Les colonies retournées à l'état sauvage sont quelquefois inaccessibles dans des endroits tels qu'un pan de mur, le toit d'une maison, ou un gros arbre. Cela ne vaut peut-être pas la peine de démolir une structure ou de couper un arbre pour attraper une colonie. Toutefois, si la colonie est sur une branche, vous pouvez couper la branche. Abaissez-la soigneusement jusqu'au sol car si vous laissez tomber la branche, vous risquez de détruire le rayon.
Le transfert d'une colonie
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1) Ruche à rayons fixes. |
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2) Eloignez la ruche à rayons fixes de son site d'origine et mettez une ruche KTBH à la place . |
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3) Ouvrez la ruche à rayons fixes et enlevez les rayons un à un. |
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4) Placez les rayons à miel un plat recouvert d'un chiffon mouillé pour empêcher le vol et jetez les rayons qui contiennent du couvain à faux bourdons. |
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5) Attachez les rayons à couvain aux barres supérieures et mettez les dans la KTBH. |
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6) Une fois que tous les rayons sont découpés, versez les abeilles qui restent à l'intérieur de la ruche KTBH, fermez-la et diminuez le trou de vol. Notez: Enlevez la vielle ruche à rayons fixes du rucher pour empêcher les abeilles d'être attirées par elle. |
Pour faire les transferts, enfumez bien la colonie et, si possible, placez la nouvelle ruche au même endroit que l'ancienne. Puis déplacez la vieille ruche à quelques mètres de là. Les abeilles sont orientées vers l'emplacement où se trouvait leur colonie; donc elles iront plus rapidement dans la nouvelle ruche si celle-ci se trouve à la place de l'ancienne.
Continuez à enfumer la colonie, mettez-la à l'envers et ouvrez-la si possible par le bas. Découpez les rayons. Mettez de côté les rayons vides et les rayons à couvain mâle pour leur cire. Attachez les rayons contenant le couvain des ouvrières aux barres supérieures avec une ficelle ou un fil de fer. On peut faire passer des baguettes de bambou taillées ou autres broches par les trous des barres supérieures pour maintenir les rayons. Récoltez la plupart des rayons mais laissez environ un demi kilogramme de miel pour la colonie.
Façon d'attacher les rayons aux barres supérieures
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Quand tous les rayons sont attachés, secouez, déversez, ou poussez les abeilles restantes dans la nouvelle ruche. Remettez toutes les barres supérieures en place, mettez le toit, et bouchez en partie l'entrée avec un morceau de bois. Une entrée réduite aide la colonie à se défendre et dissuade les autres colonies de voler.
Si vous trouvez la reine, mettez-la en cage dans une boite d'allumettes ou un récipient similaire jusqu'à ce que tous les rayons soient attachés. Il est possible qu'elle risque d'être agglomérée par les abeilles ou écrasée par l'apiculteur dans la confusion. La mise en cage empêche cela.
Enlevez la vieille ruche du secteur pour que les abeilles aillent dans la nouvelle plus rapidement. Si les abeilles commencent à s'agglutiner loin de la ruche, enfumez le secteur et cherchez la reine.
Evitez de renverser le miel et gardez le rayon à miel dans un récipient couvert. Cela empêchera les autres abeilles de le dérober.
La désertion est parfois un problème lors des transferts. En s'assurant que la colonie a du couvain non operculé et suffisamment de nourriture, on arrive à contrôler les désertions. De la patience et le sens de l'humour aident aussi à contrôler la désertion en particulier avec certaines variétés d'abeilles.
Le transfert de ruches champêtres est traumatisant à la fois pour l'apiculteur et les abeilles. Cela implique parfois énormément de travail et il est préférable d'avoir une certaine expérience apicole. Des abeilles perturbées qui volent dans tous les sens rendent quelquefois confus des apiculteurs. De nombreuses abeilles sont tuées et une partie du couvain et des rayons sont perdus. Toutefois un transfert est en lui-même une expérience enrichissante. Si vous réussissez, alors vous êtes sur la bonne voie pour devenir apiculteur.
L'inspection régulière de la ruche une fois que la colonie est établie est nécessaire pour se rendre compte de ses conditions et de ses besoins. Pendant les périodes d'établissement, une activité intense règne dans la ruche, et la colonie devra être inspectée toutes les deux semaines. Une fois par mois suffit durant les périodes de disette puisque la colonie est moins active. Les inspections de la colonie permettent d'évaluer le statut du couvain, les besoins en espace, et la présence de magasins adéquats. La période du cycle annuel détermine ce que recherche l'apiculteur.
Avec de l'expérience, on peut noter la condition de la colonie en regardant l'activité à l'entrée, et en enlevant un rayon ou deux. Toutefois, les apiculteurs débutants ont besoin de faire des inspections plus minutieuses tout en apprenant ce qu'il faut rechercher.
La disposition de la colonie varie énormément selon la variété d'abeilles, la condition de la colonie et le temps qu'il fait.
Généralement les abeilles sont beaucoup plus dociles par des journées ensoleillées et chaudes durant une montée de nectar. Ces jours-là, un nombre maximum d'abeilles butinent. Les butineuses, les abeilles plus âgées, défendent davantage la colonie car leurs glandes de défense sont complètement développées. Dans la plupart des régions, la production maximum de nectar a lieu le matin de bonne heure jusqu'à midi. C'est le meilleur moment pour inspecter la colonie puisque la plupart des butineuses sont éloignées de la ruche.
Dans les régions où les abeilles sont particulièrement sur la défensive, de nombreux apiculteurs préfèrent travailler avec les abeilles à la tombée de la nuit. Ceci est particulièrement vrai si les ruches sont près des maisons. Quand la nuit tombe, les abeilles rentrent rapidement dans la ruche. Cela perturbe moins les voisins et le bétail à proximité. Les apiculteurs qui ont des abeilles particulièrement sur la défensive enlèvent aussi le miel de leurs colonies la nuit pour minimiser les piqûres.
Le pillage est souvent un problème important lors de l'inspection des colonies pendant les périodes de disette. Les abeilles d'autres colonies profitent des ouvertures dans la ruche en cours d'inspection pour dérober le miel. On soupçonne qu'il y a vol lorsqu'on remarque que les abeilles se battent.
Il est beaucoup plus facile de prévenir le vol que de l'arrêter. Travaillez rapidement lorsque vous faites vos inspections pour laisser la colonie ouverte le moins longtemps possible. Faites aussi attention de ne pas laisser couler du miel dans le secteur et de ne pas laisser les rayons de miel exposes.
S'il y a vol, fermez la ruche et attendez le jour suivant. Si le vol est hors de contrôle, fermez la ruche et bouchez l'entrée complètement avec de l'herbe ou des feuilles. Aussi, le fait d'asperger les abeilles voleuses avec de l'eau aide à ralentir leurs mouvements. Enlevez l'herbe la nuit ou le jour suivant une fois que le vol a cessé. Si la colonie est laissée ouverte, tout le miel sera dérobé et la plupart des abeilles seront tuées.
La condition de la chambre de ponte est la chose la plus importante à observer lors de l'inspection de la ruche. Un coup d'oeil rapide à un rayon de la chambre de ponte permet de savoir si la reine est présente ou non, et en observant le schéma de ponte, vous pouvez déterminer la condition de la reine ou la présence d'une maladie.
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Le couvain est toujours situé sur la portion inférieure du rayon à couvain. Le pollen est stocké autour des parois et des bords supérieurs du secteur de ponte, et on trouve le miel le long du côté supérieur du rayon. La couche de miel au-dessus sert à isoler la chambre de ponte. |
L'inspection d'une ruche
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1) Approchez de la ruche par derrière ou de ce cote. Enfumez l'entrée et attendez 30 secondes. |
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2) Soulevez la couvercle et envoyez davantage de fumée sur les barres supérieurs. |
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3) Enlevez une barre supérieure vide. Envoyez de la fumée dans l'espace vide au fur et à mesure que vous enlevez la barre. |
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4) Abaissez les barres supérieurs jusqu'à ce que vous atteignez le nid du couvain. Envoyez la fumée dans l'espace vide régulièrement pour contrôler les abeilles, mais n'en utilisez pas trop. Trop de fumée peut pousser les abeilles à déserter. |
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5) Enlevez les rayons à couvain un à un pour les inspecter. Faites attention de ne pas les tourner sur le cote car ils peuvent se casser mais on peut les mettre à l'envers. |
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6) Apres avoir inspecté la colonie, remettez les barres à leur place d'origine et fermez la ruche. |
| Une bonne reproductrice pond selon un schéma bien serré. Elle pond un oeuf par cellule et pond dans toutes les cellules. Une fois qu'elle commence à pondre dans un rayon, elle se déplace vers l'extérieur du rayon en pondant ses oeufs tout autour de la partie contenant le couvain en développement. Quand les adultes émergent de la partie centrale, elle retourne dans cet endroit du rayon et commence à pondre en allant vers l'extérieur au fur et à mesure que les cellules se vident quand les adultes émergent. Donc, un bon schéma de ponte a la forme de cercles concentriques dont les anneaux sont composés de couvain du même âge. |
![]() Couvain operculé et non operculé |
![]() Le schéma d'un mauvais couvain est tacheté |
Si la reine faillit, si une maladie du couvain est présente ou si ce sont les ouvrières qui pondent, le schéma de ponte se présentera sous forme de tâches - de nombreuses cellules seront vides dans le secteur de ponte. Des gouttes de nectar ou de pollen rapporté peuvent aussi provoquer un schéma tacheté mais cela a seulement un effet à court terme. S'il y a présence d'une maladie du couvain (voir chapitre 9), certaines cellules peuvent contenir les restes du couvain en décomposition. |
Une reine âgée ou qui faillit pond des oeufs qui n'éclosent pas ou qui ne sont pas fécondés (donc ils produisent des faux-bourdons). La colonie la remplacera éventuellement, mais vous devez la remplacer dès que vous remarquez sa condition car ainsi la colonie aura une jeune reine plus tôt. Vous pouvez remplacer la reine de la colonie en tuant la vieille reine et en laissant la colonie en élever une autre, ou en introduisant une alvéole royale après avoir tué la vieille reine et en laissant la colonie sans reine pendant un jour. Si vous laissez le soin à la colonie d'élever une nouvelle reine, ajoutez un rayon à couvain contenant des oeufs et de jeunes larves mais pas d'adultes provenant d'une autre colonie, de cette façon vous vous assurez que la colonie orpheline a des larves d'ouvrières, ayant l'âge approprié pour élever des reines.
On trouve normalement la reine dans les rayons qui contiennent le couvain. Certaines variétés d'abeilles sont "coureuses"; elles ont tendance à sortir en courant du rayon lorsque la colonie est dérangée. Avec des abeilles coureuses, il est très difficile de trouver la reine. Toutefois, il n'est pas nécessaire de trouver la reine chaque fois que la ruche est inspectée. Si les oeufs sont présents et suivent un schéma concentré, la présence d'une bonne reine est vérifiée.
Si la colonie est orpheline depuis longtemps, les ouvrières vont commencer à pondre des oeufs. Puisque les oeufs ne sont pas fécondés, ils produiront toujours des faux-bourdons.
Un schéma de ponte qui présente des tâches et des cellules d'ouvrières fermées d'un opercule en forme de dôme sont des signes d'ouvrières pondeuses. De nombreux oeufs de tailles différentes placés au hasard dans une cellule est une autre caractéristique d'ouvrières pondeuses (voir chapitre 3).
Une colonie avec des ouvrières pondeuses est dans une situation désespérée; puisqu'elle ne produit que des faux-bourdons, la colonie va s'étioler et finir par s'éteindre complètement. Dès que la colonie perçoit qu'elle a une reine, elle n'essaiera pas d'élever une reine à partir de jeunes larves d'une autre colonie, pas plus qu'elle n'acceptera les alvéoles royales d'une autre colonie.
Quand vous trouvez une colonie avec des ouvrières pondeuses, mélangez-la avec une colonie forte qui possède une reine. Les ouvrières de la colonie forte prendront soin des ouvrières pondeuses.
![]() La condition d'une colonie peut être indiquée par une pierre située sur le dessus de la ruche. |
La présence de magasins adéquats est une autre chose importante à vérifier quand vous inspectez la colonie. Il doit y avoir au moins un rayon contenant du miel de chaque côté de la chambre de ponte. Si la colonie n'a pas assez de magasins à miel, ajoutez des rayons (sans les abeilles) provenant de colonies plus fortes, ou si la colonie est faible mélangez-la avec une autre colonie. Le maintien de registres d'inspection des ruches aide à suivre les progrès de la colonie et à préparer les futures tâches à accomplir dans le rucher. On peut garder de simples enregistrements par écrit ou utiliser la position d'une pierre ou d'un morceau de bois pour indiquer la condition de la colonie ou ses besoins. |