Les abeilles n'en reviennent pas !
Article paru le 19/04/2007 sur
le site du "Centre
de Recherche et d'Information Indépendantes sur les Rayonnements
ElectroMagnétiques"
Des
ruches en pertes de poids, plus de 50 % des abeilles qui s’égarent… une étude
allemande nous apprend que les essaims d’abeilles exposées aux rayonnementsde
stations DECT dépérissent en force.
Les champs électromagnétiques peuvent-ils causer un changement dans le
comportement des abeilles ? Affirmatif,
répond l’étude pilote réalisée à l’Université de Koblenz-Landau par des
chercheurs en sciences de l’éducation. Pour cette étude, les scientifiques ont
exposé plusieurs mini-ruches, 8 000 abeilles environ dans chacune, au
rayonnement d’une base DECT en fonctionnement (du 1 900 MHz pulsé à 100 Hz)
glissée dans leur socle. 4 autres colonies, non exposées, ont servi de ruches
témoins permettant de comparer les groupes exposés et non exposés.
DECT
impact
Lors d’une première série d’expériences, les chercheurs ont analysé l’aptitude
des abeilles à retrouver leur chemin. Prélevée et marquée par groupe de 25, puis
relâchée ensemble, à 800 m de leurs ruches, chaque groupe d’abeilles était
ensuite chronométré. Délai maximum accordé pour rentrer au bercail : 45 minutes
"Dans le meilleur des cas, pas plus de six abeilles exposées ne sont revenues
dans le temps imparti de l’expérience, voire aucune à plusieurs reprises, alors
qu’au sein des groupes non exposées, des abeilles revenaient toujours,
systématiquement," détaillent les co-signataires de l’étude au terme de 10
essais distincts.
En parallèle, l’estimation effectuée sur la masse et la surface des nids
d’abeilles présents dans 16 autres ruches (dont la moitié mitoyenne de celles
exposées à l’antenne DECT) a montré un poids moyen de 221 g par rayonnage dans
les ruches non exposées, contre 174 g au sein des ruches exposées. Une
différence nette de 21 %. De l’avis des chercheurs, ces effets restent à
confirmer sur des échantillons plus nombreux, ainsi qu’à des niveaux de
puissance plus oumoins élevés, ou avec d’autres gammes de fréquences. GSM ou
Wi-Fi par exemple.
Sentinelles
de l'electrosmog ?
Pour l’équipe allemande, ces effets non thermiques seraient dû à la structure
cérébrale de l’abeille. Les champs électromagnétiques perturberaient les
capacités d’apprentissage de l’insecte, donc son aptitude à mémoriser et/ou
communiquer ses plans de vol et zones de récolte aux autres membres de la ruche.
Un phénomène sans doute amplifié par la dimension des neurones de l’abeille, à
même d’entrer en résonance avec les longueurs d’onde des hyperfréquences du
DECT.
On l’a vue dans les cas du Regent et du Gaucho, les abeilles sont de véritables
sentinelles environnementales, témoignant de la moindre pollution. Les champs
électromagnétiques pulsés semblent ne pas faire exception. "Si l’abeille
disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à
vivre" a prophétisé Einstein.
"Verhaltensänderung unter elektromagnetischer Exposition", Pilotstudie
2005, Stever, Kuhn & all.,
Universität Koblenz-Landau, http://agbi.uni-landau.de
"Can electromagnetic exposure cause a change in behavior ?", Harst, Khun
& Stever, 2006
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