![]() |
Diffuseur Liebig |
Le
Diffuseur Liebig est employé dans la pratique depuis trois ans pour
la lutte contre le varroa avec de l’acide formique. Suite à l’adaptation du mode
d’emploi pour les ruches suisses, fais suite aux essais de ces deux précédentes
années, ont permis de démontrer dans les essais conduis en 2001, que les
recommandations actuelles et le nouveau papier buvard permettent d’obtenir une
efficacité et une tolérance des abeilles optimale. Les nombreux essais menés en
1999, 2000 et 2001 par le Dr Liebig ont également confirmé une bonne efficacité
du Diffuseur Liebig.
Adaptation du
papier buvard
Depuis l’introduction du Diffuseur Liebig, les apiculteurs rapportent que les
buvards sont secs malgré qu’il y ait encore de l’acide formique dans la
bouteille. Quelques apiculteurs ont même observé des bouteilles qui se sont
contractées. Des recherches entreprises par la suite ont montré que l’entrée
d’air a été bloquée pendant le traitement. L’adaptation du papier buvard a
permis de régler cette lacune. Un des trois trous a été agrandi à 1 cm, de sorte
qu’il soit au-dessus du goulot, permettant à l’air de pénétrer sans obstruction.
En conséquence on n’a pas observé de bouteilles contractées en automne 2001.
Dernières
connaissances seront testées
Les adaptations effectuées sur le Diffuseur Liebig ont été testées en automne
2001 sur un rucher de 18 ruches. Avant le traitement, la chute naturelle des
varroa était comprise entre 0,5 et 12 varroa/jour (moyenne : 3,6 varroa/jour).
Selon les résultats des essais de l’année précédente, 50 ml d’acide formique à
85 % ont été appliqués pour le premier traitement (9.9.- 14.9.2001) et 150 ml
pour le second (28.9.-9.10.2001) [1]. En fonction des températures attendues,
1/8 de la surface du papier buvard a été employé pour les traitements. En raison
des basses températures de décembre, le traitement témoin a été fait à l’acide
oxalique (par évaporation, 1 g d’acide oxalique dihydrate) en janvier 2002.
Bonne
efficacité et bonne tolérance par les abeilles
Pour les 18 ruches, le premier traitement a éliminé 43 % des varroas contre 54 %
pour le second traitement, ce qui entraîne, pour l’ensemble des ruches, une
efficacité moyenne constante de 97,3 % (graphique 1). En moyenne, on a dénombré
la chute de 910 varroa par ruches (min. : 141 ; max. : 3 023). L’évaporation
quotidienne moyenne était de 8,6 ml, inférieure à la dose recommandée de 15
ml/jour. À cause des températures anormalement basse en septembre (maximum de 15
°C), la surface de papier buvard était trop petite pour assurer une évaporation
suffisante. Néanmoins une quantité suffisante de varroas a été éliminée.
Par contre lors de la seconde application, la quantité journalière évaporée
était, en raison des hautes températures, de 20,2 ml d’acide formique, ce qui a
contribué à une efficacité forte des deux traitements à l’acide formique. Peu
après le début du second traitement, les températures maximales ont atteint 25
°C pendant trois jours. Les traitements ont été très bien supportés et n’ont pas
entraîné de perte de reines ou de dégât de couvains. En raison de la bonne
efficacité du traitement de l’acide formique, la chute des varroas était faible
après le traitement à l’acide oxalique. On moyenne, on a dénombré la chute de
19,5 varroas (min. : 2 ; max. : 56). Un traitement complémentaire n’a été
justifié que pour 2 ruches, pour lesquelles on comptabilisait la chute de plus
de 50 varroas.
Le contrôle de printemps entrepris récemment, a généralement montré des ruches
saines, excepté une colonie orpheline. Le départ de la reine ne peut pas
indiscutablement être lié au traitement, mais pourrait avoir une origine
naturelle.
Les
apiculteurs allemands traitent avec le « Tellerverdunster »
Les essais pratiques (1999 : 22 ruchers avec 450 ruches et 2000 : 43 ruchers
avec 850 ruches) ont mis en évidence que la méthode des Diffuseurs Liebig
représente un traitement efficace contre le varroa applicable dans la pratique,
qui donne un résultat comparable ou légèrement supérieur au « Tellerverdunster »
ancien [2, 3]. En 1999, il y a eu une différence d’efficacité du traitement de
l’acide formique, entre les situations en forêt ou en prairie (81 % resp. 95 %),
tandis que pour 2000 il n’était plus possible de relever de différences entre
ces situations. Parmi les ruches qui ont été soumises à une élimination des
varroas on en dénombrait en moyenne 1200. Le premier traitement à l’acide
formique a provoqué la chute de 450 varroas, le second dénombrait 600 varroas.
Les 150 derniers sont tombés après le traitement hivernal [4].
Conclusions
Pour une appréciation plus complète il faudrait poursuivre les essais sur
d’autres ruchers. En fonction des expériences positives relevées avec le
Diffuseur Liebig en Allemagne et avec l’adaptation du papier buvard, on peut
néanmoins considérer avoir une application sur et efficace pour les ruches
suisses. Le concept de lutte contre le varroa qui combine deux traitements à
l’acide formique avec un traitement à l’acide oxalique garanti des ruches
saines.
Littérature
NDLR : Acide formique et oxalique ne sont pas officiellement autorisés en France. Ce qui précède n'est qu'un compte-rendu d'expériences menées en Suisse notamment.
avec l'aimable autorisation de la revue
| Realization / Réalisation / Realización
/ Realisierung: Gilles RATIA Last update / Mise à jour / Actualizado el / Letzte Bearbeitung: 17/03/01 APISERVICES - Copyright © 1995-2004 |