Anciens éditoriaux 2001
Editorial
n°876
Bonjour l'avenir
A quelques jours du passage à l'euro, il nous est apparu nécessaire de vous apporter les ultimes précisions pour vous faciliter le paiement de vos abonnement et assurances auxquels s'ajoutent bien souvent des cotisations associatives et syndicales.
Pour ceux qui utiliseraient les formules en francs, vos chèques seront encore valables pendant un an et 8 jours à compter de la date à laquelle ils ont été signés. Ceux émis avant le 1er janvier 2002 resteront donc valables pendant ce délai. Par contre, vous ne pourrez plus ni émettre, ni accepter un chèque après cette date.
Nous avons, dès avec ce numéro, indiqué tous les tarifs de nos différentes ventes en euros. Notre personnel de Paris, comme celui de Troyes reste à votre écoute pour vous aider...
En théorie, il sera possible de payer et d'être payé par chèque en euros dans les autres pays de la zone. Il est à craindre que tant que les systèmes informatiques de traitement des chèques ne seront pas harmonisés, des manipulations soient nécessaires et entraînent des frais variables. Nous pensons en particulier aux virements entre les pays dont nous ne connaissons pas aujourd'hui le niveau de facturation des frais. Nous invitons donc nos nombreux lecteurs européens à s'acquitter si possible avant le
1er janvier de leur réabonnement.
Enfin, pour conclure sur ce chapitre, nous devrons avoir débarrassé nos derniers francs pour le 17 février 2002 au plus tard.
Revenons maintenant à nos préoccupations apicoles.
Le 19 novembre, le groupe de travail "miel" du COPA COGECA constitué de toutes les structures syndicales, associatives et coopératives européennes s'est réuni pour préparer son intervention auprès du groupe permanent le lendemain à Bruxelles. Celui-ci constitué d'apiculteurs titulaires (un pour la France) et d'observateurs (le S.N.A. était représenté) a procédé à un échange de vues sur la situation du marché. Sans attendre le compte-rendu officiel, le délégué titulaire et notre représentant M. ANCHLING nous ont fait parvenir quelques notes. En voici quelques traces à propos desquelles vos suggestions et observations seront les bienvenues. Une prochaine réunion du groupe aura lieu fin avril 2002.
Ainsi, nous avons appris que la production mondiale n'avait pratiquement pas augmenté. Celle de la Communauté Européenne est estimée aux environs de 2,5 % avec 25 % d'augmentation pour l'Allemagne, 5 % pour l'Autriche et une baisse en Espagne et en France. Pour cette dernière, nous ne sommes pas autrement étonnés lorsqu'on sait les difficultés de toutes natures rencontrées et la diminution réelle et significative du cheptel apicole français.
Les augmentations de prix au niveau international varient de 3 à 6 % et une baisse spectaculaire des miels en provenance de Hongrie est essentiellement due à la suppression des droits de douane. Rappelons enfin l'accord préférentiel dont bénéficie le Mexique : un contingent de 30.000 tonnes avait été autorisé mais seulement 20.000 tonnes ont pu être écoulées.
Il a été simplement rappelé que pour se défendre, à défaut de se protéger, la Communauté européenne peut mettre en oeuvre des mesures de sauvegarde si les produits arrivent sur le marché à des prix inférieurs. Les producteurs peuvent déposer une plainte auprès de la Commission s'ils estiment qu'il y a une concurrence déloyale...
Le temps que cela aboutisse, de nombreuses exploitations apicoles déjà en difficultés depuis un certain temps auront disparu...
Concernant les fonds consacrés à l'apiculture, il a été implicitement reproché que seule la moitié du budget soit utilisée. La Commission n'a rien fait pour en faciliter l'utilisation malgré la demande réitérée du groupe miel. Les Etats membres se sont montrés relativement avares au niveau du co-financement. Il est alors facile de contester les revendications des
apiculteurs.
Nous verrons donc les 11 & 12 décembre lors de la manifestation pacifique organisée à Strasbourg, si le Parlement prendra en compte la totalité du projet exposé dans nos pages intérieures et défendu notamment par Madame LULLING.
Concernant la promotion du miel en particulier, la ligne directrice semble être la promotion des signes et labels de qualité, type A.O.C., I.G.P., bio. Certains secteurs d'application sont prévus comme le vin, les fruits et légumes mais le choix sur les produits n'est pas arrêté et quelques pays ont demandé que soit rajouté le miel. A propos de celui-ci, les A.O.P. et I.G.P. sont fortement recommandées. Malheureusement dans l'état actuel du dossier, moins de 1 % de la production serait concerné.
Autre point, autre souci : la directive de 96 qui oblige la surveillance de toutes les denrées animales. Le miel est l'une des meilleures matrices pour mesurer l'environnement. Force est de constater qu'il a été décelé des taux élevés de résidus d'antibiotiques, en particulier sur les miels d'importation et que les sulfamides utilisés dans les pays de l'Est ne sont pas
explicitement interdits. Il est impossible de bloquer l'entrée de ces miels car l'utilisation de ces produits est déclarée par ces pays avec une L.M.R. (Limite Maximum de Résidus). La seule façon de faire évoluer cette situation, c'est qu'il y ait un projet de modification de la législation sur les médicaments vétérinaires, beau sujet de discorde en perspective.
Pour les membres du groupe de travail et en particulier de son Président, il est nécessaire qu'un contrôle effectif aux frontières soit mis en place car il y a des doutes sur les réalités des plans de surveillance dans certains pays. Enfin, bon nombre de problèmes de résidus sont dus à des problèmes environnementaux.
Dernier problème soulevé au cours de cette réunion par le représentant Finlandais M. VALONEN. Aethinia Tumida a déjà envahi 18 états aux U.S.A. ainsi qu'en Afrique du Sud. En 1998, les pertes estimées dépassaient les trois millions de dollars. Cet insecte se propage rapidement, ruches, bâtiments ... Il n'y a pas d'insecticide efficace. Une plus grande prudence est recommandée sur les importations d'abeilles en provenance de ces pays et un observateur français dénonce la décision adoptée par la Commission, c'est-à-dire une certification lors de l'importation. Il estime le message insuffisant. Il faut interdire les importations d'essaims et de paquets d'abeilles. On peut facilement contrôler les reines, pas le reste.
La réunion s'est achevée par un retour sur la directive miel : aucun changement par rapport à mai 2000. Le représentant de la Commission estime que c'est le cadeau de Noël pour les producteurs.
Voilà pour l'essentiel de ce qui devrait préoccuper l'Europe apicole dans les mois à venir.
Mais dans l'hexagone, nos préoccupations sont celles d'ailleurs de nombreux européens qui partagent nos conceptions religieuses et laïques. C'est le temps des fêtes. C'est pour beaucoup le temps d'un repos supplémentaire, certes de courte durée mais toujours apprécié. C'est le temps de la joie teintée d'euphorie. Ce sont des instants où chacun de nous souhaite le bonheur à l'autre. Espérons simplement que le plus grand nombre soit concerné.
Joyeuses Fêtes.
Y. VEDRENNE & F. ANCHLING
Bibliographie : documents CEE et rapports BERQUE - ANCHLING
Editorial
n°875
Tour d'horizon
Le quotidien de vos responsables départementaux et nationaux, véritable parcours d'obstacles semé d'embûches de plus en plus rapprochées nécessite une dépense d'énergie et une mise en place de moyens humains et financiers dont l'apiculture française se serait bien passée.
Trois dirigeants défendus par le même avocat subissent A TITRE PERSONNEL et non pas en tant que responsables syndicaux ou journaliste, les poursuites de la firme Bayer. J'ai donc été contraint, en ma qualité de citoyen, d'ouvrir mon porte-monnaie. Deux audiences ont eu lieu, les plaidoiries interviendront vraisemblablement en 2002. A ce moment là, j'aurai déjà dépensé l'équivalent de la moitié du prix d'un modeste véhicule automobile. Les apiculteurs apprécieront la stratégie employée. De nombreuses structures départementales m'ont adressé des motions de soutien, les dernières parvenues étant celles des syndicats de Haute-Savoie et de la Fédération des Apiculteurs Alsaciens : UN GRAND MERCI.
Entre-temps, nous avons appris que toutes les molécules phytosanitaires devront avoir été réévaluées pour pouvoir être vendues dans l'Union Européenne à compter de juillet 2003.
Lors du dernier Comité National de Sécurité Alimentaire du 15 octobre, la photographie de la situation montre que plus de 400 matières actives devraient disparaître. Dans une première liste, 80 molécules sont concernées (les plus utilisées) mais également celles à risques toxicologique et éco-toxicologique marqués. La majorité, 320 molécules sur 567 sont vouées également à la disparition. Les Ministres de la Santé, de l'Agriculture et de l'Environnement ont annoncé la création d'un Observatoire des résidus de pesticides qui devrait se réunir à échéances régulières avec toutes les parties concernées. Selon le Ministre Bernard KOUCHNER, ce sera " un lieu de concertation et d'information " où seront abordés les normes réglementaires, les résultats des programmes de surveillance et de contrôle. L'apiculture sera-t-elle l'une des parties concernées ? Pour ce qui est plus particulièrement de l'atrazine et son interdiction, le Ministre de l'Agriculture a expliqué qu'il fallait y voir aussi " une valeur de symbole "... " Et s'il le faut, j'en prendrai d'autres... ".
Et bien Monsieur le Ministre, c'est précisément ce que les apiculteurs attendent à propos des traitements insecticides pour lesquels ils estiment que le dossier est suffisamment éloquent.
Au lieu de cela et en attendant, l'enquête épidémiologique est toujours à l'ordre du jour. La Coordination des apiculteurs a refusé de s'y associer et le C.N.D.A. (Centre National de Développement Apicole) a confirmé sa solidarité avec la décision prise. Par contre, il lui semble essentiel de participer à la mise en place de tests plus complets prenant en compte les doses sublétales et les troubles du comportement reconnus officiellement et validés dans le cadre des procédures d'homologation des produits phytosanitaires. Les responsables de la Coordination présents à la réunion de Toulouse ont approuvé cette idée d'un réseau d'observation qui sur le long terme permettra de mieux évaluer les effets de l'environnement sur l'abeille. Nous serons sans doute amenés à revenir sur cet aspect important du maintien d'un environnement favorable à l'apiculture.
Au moment où vous lirez ces lignes, le COPA-COGECA se sera réuni à Bruxelles. Toutes les délégations européennes seront présentes et l'ordre du jour prévoit notamment de faire le point sur l'état des travaux relatifs à la proposition d'une nouvelle Directive Miel, de se préoccuper de la présence éventuelle de résidus d'antibiotiques dans les produits de la ruche avec la fixation d'une seuil minimum. L'acide oxalique dont aucune A.M.M. ne permet l'utilisation en France, fera l'objet d'une communication. Certains pays européens ont déjà une certaine expérience avec l'utilisation de ce produit qui ne laisserait apparemment aucun résidu et cela très rapidement après utilisation.
Entre-temps s'est déroulée la Semaine du Goût. Dans de nombreux départements, les structures apicoles ont largement participé. L'Abeille de France et le S.N.A. ont été très largement sollicités pour la fourniture d'expositions, de documents, voire la présence d'animateurs. Nous nous félicitons notamment d'avoir apporté notre concours à une grande entreprise de restauration qui au niveau national a fait un effort remarquable : panneaux d'informations, dépliants, repas au miel....
Il appartient au monde apicole de saisir cette opportunité et d'en prendre le relais. C'est sans doute ce que l'Association PROMOMIEL se proposera de réaliser lors de sa prochaine Assemblée Générale prévue fin novembre.
Détermination et optimisme restent d'actualité.
Y. VEDRENNE
Bibliographie : France Agricole, Documents C.N.D.A. et COPA-COGECA
Editorial
n°874
Les grandes manoeuvres
Rien de vindicatif dans ce titre si ce n'est que les apiculteurs tout comme l'Administration campent sur leurs positions. Mais il est des lieux où le dialogue est plus facile, les apiculteurs sont non seulement écoutés mais entendus. Ainsi, en Vendée, le Conseil Général vient d'adopter une motion de soutien à l'apiculture. Il reste maintenant à mettre en place le processus administratif qui permettra une aide aux exploitants. Même démarche entreprise auprès du Conseil Régional des Pays de Loire avec l'assurance d'un responsable que là aussi il était sérieusement envisagé une aide financière. Prélevée sur un reliquat des lignes agricoles de ces Conseils, le cofinancement européen nous paraît possible. Ces démarches ont abouti grâce à la volonté d'un certain nombre d'apiculteurs, de la Coordination en particulier. Elles font l'objet d'un dossier. Les responsables syndicaux et associatifs pourront l'utiliser dans leur département et région respectifs.
La Coordination était invitée le 28 septembre dans les locaux du Ministère à participer à une réunion. Une étude épidémiologique de portée nationale dans le but de faire le point sur l'ensemble des causes possibles des troubles des abeilles est lancée.
Nous* avons arrêté depuis plusieurs mois une position commune à propos de cette enquête et confirmé notre opposition dans sa forme actuelle. La délégation m'a chargé de lire la déclaration qui complète cet éditorial.
Nous avons pu faire la connaissance du Président du Comité Scientifique et Technique, Monsieur le Professeur MARZIN de l'Institut Pasteur de Lille. D'emblée, il s'est déclaré incompétent en matière apicole. Ce n'est pas un handicap bien au contraire. Nous avons noté que ce Comité va s'occuper des protocoles pour la mise en oeuvre des travaux envisagés.
En fin de réunion les apiculteurs ont été comparés à des anarchistes qui de temps en temps se regroupent ... Pour en corriger l'effet, l'auteur s'est empressé d'ajouter qu'il n'y avait aucune mauvaise intention dans ses propos... (sans commentaire)
Nous aurons donc, jusqu'à fin 2002, à subir dans nos ruchers des pertes pour lesquelles nous avons en grande partie
expliqué les origines et à propos desquelles le principe de précaution ne s'applique pas. Ce problème va remonter, à notre* initiative, au niveau européen puisqu'une réunion est prévue à Bruxelles sous l'égide d'un Député. Au cours de cet entretien seront entendues les délégations Françaises mais aussi Italiennes, Espagnoles et Belges.. Notre détermination reste intacte même si par ailleurs, par le biais de la justice, on essaie de nous faire taire.
* Lire « Coordination »
Y. VEDRENNE
Editorial
n°873
Rencontres...
rendre compte...
Cette année encore, entre travail au rucher et réunions incontournables, l'emploi du temps de bon nombre de membres de la Coordination est devenu
dément... avec en toile de fond le problème "Gaucho/Régent".
Voici quelques jours, une réunion de travail sous l'égide du Député de Vendée regroupait l'ensemble de la filière apicole et faisait le point sur le rapport d'enquête parlementaire relatif aux effets des produits phytosanitaires sur l'environnement et plus précisément l'effet des insecticides systémiques sur les abeilles. Les conclusions n'ont pas encore été déposées devant le Parlement, mais Monsieur le Député va suivre ce dossier et voir ce qui freine sa communication. Le Ministre de la Santé sera également interrogé afin de savoir si la
molécule, "imidaclopride" et autres systémiques utilisés sur toutes cultures n'ont pas, avec le temps, un effet néfaste sur la santé humaine.
Sur la question de créer une commission d'enquête parlementaire concernant le fonctionnement de la Commission des Toxiques, il apparaît nécessaire que tous les groupes de l'Assemblée en soient avertis et que l'action se situe au-dessus des clivages traditionnels. Quant au retrait éventuel de ces produits, seul le gouvernement décide mais les collectivités territoriales peuvent faire voter une résolution au niveau des Présidents des Conseils Généraux et Régionaux et élargir leur action en informant les Maires et les Associations des Présidents de Conseils et Maires de France.
En ce qui concerne la région Vendée-Pays de Loire, un dossier d'aide à l'apiculture sera présenté tout en sachant qu'il ne s'agit pas d'un revenu de substitution et qu'il faut un organisme représentatif, par exemple la Chambre d'Agriculture, pour que les apiculteurs puissent en bénéficier, l'aide directe n'étant pas possible.
Rencontre et non plus réunion de travail cette fois-ci à La Rochelle où Monsieur le Ministre de l'Agriculture entendait à nouveau les membres de la Coordination et les responsables de Poitou-Charentes. Nous avons cru comprendre que Monsieur le Ministre avait la conviction que quelque chose allait dans notre sens. Il a bien sûr reconnu la réalité de nos demandes mais il nous a affirmé qu'il était nécessaire de démontrer la réalité du problème. Dans ce dossier, nous avons rappelé que les apiculteurs du "groupe abeille" n'avaient jamais été convoqués par la commission des Toxiques.
Au moment où vous lirez ces lignes, si la promesse est maintenue, les collaborateurs de Monsieur le Ministre étudient déjà l'aspect indemnisation pour les apiculteurs.
Au niveau régional puis européen, Madame la Député Européenne présente s'est engagée à cerner davantage le problème régional et à faire part de ses observations et conclusions à ses collègues européens, en particulier les Italiens et les Espagnols afin de savoir ce qui se passe également dans leurs pays.
Entre-temps, les dirigeants syndicaux nationaux poursuivis par la firme Bayer se seront présentés au Tribunal de Grande Instance de leur résidence. Le Président du S.N.A. est concerné. Nous n'en sommes qu'au début de cette procédure, mais il est bien évident que la Coordination lors d'une dernière réunion de travail à Niort et dans un communiqué de presse a affirmé sa solidarité avec les prévenus et qu'elle saura, au moment propice, montrer sa détermination.
Comme vous pouvez le lire, beaucoup de stress ces derniers temps, stress qui je l'espère ne fera pas monter mon taux de cholestérol, puisque depuis plusieurs semaines, j'ai cessé tout traitement comme bon nombre de mes concitoyens avertis à la fois par la presse et par mon médecin traitant.
Y. VEDRENNE
avec la collaboration de Gilbert MAYNARD, Claude ROULLAND et la Coordination
Editorial
n°872
Trop c'est trop !
Le dossier Gaucho auquel s'ajoute maintenant le dossier Regent empoisonne la vie des apiculteurs, altère les relations de ces
derniers avec les agriculteurs et apparaît dans sa gestion comme celle uniquement " Services du Ministère de l'Agriculture ". Il faut subir et non choisir.
Ainsi, le lundi 18 juin, les différents acteurs du dossier étaient conviés au Cabinet du Ministre pour le lancement d'une étude
multifactorielle visant à examiner et à identifier l'ensemble des causes possibles pouvant expliquer les troubles des abeilles.
Au menu, "mieux connaître les interactions entre les substances nicotiniques et les abeilles, réaliser un audit sur la conduite des études menées jusqu'ici, réaliser un audit détaillé des plaintes formulées par les apiculteurs, effectuer une relecture avec du recul des études déjà réalisées et compléter ces actions par une étude sur les connaissances scientifiques actuelles sur les causes possibles de troubles des abeilles et en particulier sur les effets des insecticides dont les insecticides systémiques". En complément de cet
examen de la situation existante, discuter du dispositif de surveillance épidémiologique avec la conduite d'études sur le terrain et bien sûr une conclusion, une de plus, peut-être encore provisoire en attendant un avis d'une nième commission.
Tout est déjà étudié et consigné dans les dossiers remis au cours de nos différentes entrevues depuis des années.
La Coordination Apicole ainsi que les Apiculteurs de la Confédération Paysanne ont depuis le début répondu non à cette étude
multifactorielle et par conséquent répondu non à l'appel du 18 juin. C'était apparemment sans compter sur l'obstination de l'Administration et la participation de deux apiculteurs d'un syndicat national. L'ont-ils fait au nom de la structure que l'un d'eux
préside ? L'ont-ils fait à titre personnel ? Quelle est leur position ?
Il y aura apparemment une étude de mise en place pour la modique somme de 5.700 000 F dont 500.000 F pour les frais de communication. Naturellement, les fonds européens destinés aux apiculteurs seront mis à contribution.
Autre souci, autre domaine celui des cultures O.G.M. intéressant nos ouvrières : il est à noter que moins il y aura d'abeilles, mieux ce sera. En effet, l'abeille insecte pollinisateur ne saura pas interpréter les pancartes fictives lui interdisant de transporter du pollen de plantes O.G.M. sur des plantes sauvages de la même famille. Quant aux incidences et aux résultats des expérimentations prévues, seront-ils un jour communiqués aux apiculteurs et aux acteurs de l'environnement ? Certainement. Mais ce jour là, comme pour les insecticides, les autorisations de cultiver seront déjà assurément données...
Alors que faut-il faire ?
Comme annoncé précédemment, le combat doit continuer avec force et vigueur et plus précisément au moment où les tournesols vont fleurir et dans certaines régions, c'est imminent.
Il sera nécessaire de se renseigner sur les antécédents culturaux, de chercher à savoir si l'insecticide Régent est employé sur les
cultures et enfin d'observer le comportement des ruches à proximité de ces emblavures. Nous attendons que vous participiez
nombreux à ces observations et que vous nous fassiez remonter les observations. Exceptionnellement, nous garderons ouverts en juillet/août, à notre antenne départementale de St-André-les-Vergers, à la fois notre fax, notre e-mail, mais également un personnel chargé de recueillir tous les courriers.
C'est aussi le moment de remettre en route une série de pétitions. Nous vous les adresserons en autant d'exemplaires que vous le
souhaiterez : à faire émarger sur les plages, dans la montagne, auprès des touristes, en dialoguant et surtout en expliquant qu'il n'y a pour le moment aucune crainte à avoir concernant le miel lui-même puisque malheureusement pratiquement aucune abeille ne retrouve sa ruche... Photos et vidéos seront les bienvenues pour étayer les dossiers en cours dont un fait l'objet d'une étude
particulière dans les Deux-Sèvres et en Vendée avec le concours financier du monde apicole. Et puis viendra sans doute le temps proche d'une grande manifestation nationale ou autre, relayée systématiquement le même jour dans chaque département et dans chaque Préfecture.
Votre journal l'Abeille de France a toujours pensé que le dialogue ferme mais courtois, le respect de l'autre étaient de nature à
favoriser la recherche d'une solution équitable pour l'ensemble des acteurs concernés. Aujourd'hui, cette union de près de 100.000 éleveurs d'abeilles qui ne veut être ni renégate ni transfuge, ni traître à la cause se voit marginalisée. Elle ne peut l'accepter et
encore moins le supporter. L'heure est à l'ultime combat. Toutefois nous ne saurions préjuger du comportement des apiculteurs aujourd'hui bafoués.
L'énergie du désespoir est le facteur de la survie, l'élément de la victoire.
Y. VEDRENNE
Editorial
n°870
Pour un autre demain
La société européenne, la française en particulier est depuis quelques années entrée dans une période de turbulences tant économiques que sociales.
Les problèmes agricoles comme les O.G.M., les épizooties, l'ESB, la varroase, l'usage abusif de produits phytosanitaires toxiques pour l'environnement deviennent enfin des problèmes de santé publique.
La population encore traumatisée par le sang contaminé, la variante nouvelle de Creutzfeld, les conséquences de Tchernobyl, ne sait plus à quel saint ou secte nouvelle se vouer.
Autant de sujets, de craintes et de scandales qui alimentent chez beaucoup de gens l'irrationnel, les réactions passionnelles et passionnées et accentuent la crise de confiance de la population envers tous les pouvoirs, engendrant incivisme, violences variées et multiformes.
Les dysfonctionnements pour ne pas dire les incohérences des pouvoirs publics, des politiques sont légions. Ajoutés à ceux des groupes professionnels, des responsables syndicaux notamment agricoles, ils aggravent encore le désarroi de ceux qui se tournent en désespoir vers l'autorité.
Les actions, les prises de positions spectaculaires de groupes de pression, l'activisme théâtral et caricatural de certains responsables, le sensationnalisme forcené de faiseurs d'opinions concourent à déstabiliser davantage encore les fondements d'une société tournée vers la satisfaction des besoins de la population, la production et le matérialisme.
L'absence de discernement des médias, leur manque d'objectivité et leurs orientations politiques font qu'une vision dépassionnée des problèmes devient très difficile, si ce n'est impossible pour la plupart d'entre nous.
L'agitation de certains politiques et syndicats trop médiatiques par leurs excès et contradictions feront à terme le lit de l'intolérance, de l'obscurantisme et des extrémistes toujours à l'affût. Les discours sur la mondialisation de l'économie présentée par certains comme un épouvantable risque, alors qu'elle est déjà dans les faits, ne justifient pas l'excès médiatique et la diffusion de contre-vérités évidentes à tout homme sensé.
En tant que responsables professionnels concernant l'apiculture et les activités connexes, nous devons garder la tête froide et l'esprit clair. Notre politique est limpide.
Nous continuerons de militer contre ces dérives funestes objectivement, impartialement face aux difficultés et à tous les problèmes touchant notre activité.
Nous le ferons pour renseigner, éduquer, motiver et convaincre.
Ainsi peut-être viendront les changements positifs de comportement qui rendront à l'Histoire les démagogues conservateurs de tous " poils " qui se sont trompés de Moyen Age et de millénaire.
Docteur Becker
Editorial
n°869
Rendre compte...
- Dossier insecticide : les apiculteurs français attendent toujours cette ultime réunion de travail avec tous les acteurs de la prise de décision, réunion de travail qu'ils ont sollicitée auprès de Monsieur le Ministre de l'Agriculture.
Entre-temps, ils ont maintenu la pression en manifestant notamment dans plusieurs départements et régions et
plus particulièrement à Nantes. L'ampleur du mouvement a surpris aussi bien le grand public que le monde
politique et l'autorité administrative.
D'autres actions se profilent à l'horizon, même si pour ce faire, les acteurs accaparés par la saison qui
recommence doivent s'éloigner de leurs ruches pour mieux les défendre.
Ecoutés, ils le furent lors de la dernière réunion du Comité de Pilotage le 27 mars où il était question de traiter du
programme prévisionnel pour 2002, programme qui prévoit l'utilisation des fonds de la
Communauté Européenne pour la période allant de septembre 2001 à août 2002. La filière avait bien fait les choses puisque réunie
préalablement, elle avait pu examiner tous les dossiers.
Chacun avec ses compétences diverses animait le débat dans la sérénité. La réunion qui suivit en présence de
l'Administration devenait donc plus facile, plus cordiale, plus courte dans le temps et par le jeu d'un dialogue ferme
mais courtois mené alternativement par chacune des composantes, l'argumentation
devenait plus aisée.
- L'aide prévue pour l'assistance technique reste de mise et toutes les demandes des Centres déjà bénéficiaires
sur les précédents crédits ont été acceptées.
- La lutte contre la varroase prévoit un budget qui avoisine 7 500 000 F dont moitié pris en charge par la Communauté Européenne.
- L'aide à la transhumance pour la production de miel de sapin est reconduite et les travaux continuent à Colmar. Souhaitons que la météo soit de notre côté et permette aux apiculteurs concernés par cette miellée de pouvoir profiter cette année de celle-ci et par voie de conséquence utiliser les recherches en cours.
- L'analyse des miels, la recherche sur la qualité, l'adultération, les composantes
du miel mais aussi les effets des insecticides et du Fipronil en particulier feront l'objet de travaux répartis dans les divers établissements
publics dont nous avons, pour certains, apprécié la grande disponibilité. Deux dossiers n'ont pas eu la faveur des
apiculteurs : l'un concernait l'impact des pesticides conventionnels et issus d'OGM sur les abeilles, l'autre
se rapportait à une étude multifactorielle. A propos de cette dernière dont le budget pouvait varier entre 700 000 F et
5 700 000 F, la protestation de la filière a été unanime compte tenu que de semblables travaux ont déjà été
effectués par l'ensemble des organismes publics, qu'une importante bibliographie
existe, que la communication a été largement pratiquée par tous les partenaires. Cela est apparu comme une perte de temps par rapport à tous
les travaux et recherches déjà effectués. Les apiculteurs n'en sont plus à se
poser des questions, les apiculteurs en sont à demander une prise de décision concernant notamment les traitements sur tournesol, maïs et céréales à
paille.
Sur ce sujet, vous prendrez connaissance en page centrale de deux courriers parvenus en dernière minute à la
rédaction, courriers émanant de deux grandes centrales syndicales agricoles. Les apiculteurs ne peuvent partager
le contenu de l'un d'eux qui reporte à une année une prise de décision éventuelle et demande ce que la
Coordination refuse pour le moment : l'enquête épidémiologique.
Mais au delà de ce qui est déjà acquis, il est apparu nécessaire d'y ajouter
des propositions pour l'utilisation de ces crédits européens qui seront selon toute vraisemblance reconduits pour quatre années encore.
Plusieurs demandes ont été formulées afin de permettre aux Ministères concernés de questionner les responsables agricoles de la
Communauté. Pourrions-nous envisager dans le cadre de ce règlement européen l'aide au
conditionnement, sous la forme d'une participation financière à l'achat de fûts alimentaires pour que les apiculteurs producteurs puissent
stocker, pour que les Coopératives et Négociants puissent recevoir tous les miels dans
des emballages identiques et de haute qualité ?
Autre question posée : celle concernant la participation éventuelle de la Communauté pour une aide à l'achat
d'essaims, voire de reines et ce en raison des mortalités conséquentes observées depuis plusieurs années et de
la difficulté à reconstituer chaque année son cheptel.
Enfin, une dernière proposition qui semblerait être davantage éligible que les autres. Elle consisterait en une aide
à l'achat de plateaux grillagés pour la lutte contre la varroase.
Ainsi donc, votre journal qui présentait depuis plusieurs années déjà ce moyen comme lutte biologique contre
l'acarien avait vu juste en développant ce procédé... Merci à nos premiers collaborateurs qui ont fait ces
expériences et qui doivent aujourd'hui se sentir un peu fiers. Rendre compte, c'est une des vocations de notre
magazine. Une fois encore, nous l'avons fait avec cet éditorial mais aussi avec les pages centrales qui
dès avec ce numéro vous indiquent comment est ressentie l'apiculture au niveau européen.
Ce mardi 27, dans la grande salle de réunion de l'ONIFLHOR que nous connaissons bien maintenant, l'un des
représentant de l'Etat nous a confié : "Vous avez bien de la chance en apiculture et beaucoup de petites
productions vous envient car vous avez su vous faire reconnaître tant au niveau européen qu'au niveau national et
vous obtenez des moyens pour défendre à la fois votre activité et en assurer sa pérennité".
Nous aurions simplement été tentés d'ajouter "Il est bien dommage que cette aide ne profite pas plus directement aux
apiculteurs".
Mais peut-être que tout espoir n'est pas perdu et que nous arriverons à faire évoluer le règlement comme
d'autres partenaires des pays membres l'ont déjà fait.
Editorial
n°868
Convaincre ou disparaître...
L’apiculture n’est pas une composante agricole comme les autres. Elle est plurielle en raison de la diversité de ses praticiens. Elle reste d’un poids économique bien faible par rapport aux autres productions mais elle existe. Elle pourrait être génératrice d’emplois car le miel manque en Europe. Reconnue et aidée (de façon discutable) par la Communauté Européenne, admise au sein du syndicalisme agricole dans le cadre de la pluriactivité, elle exige maintenant de pouvoir continuer d’être avec une réelle perspective de revenus... Le pacifisme de cette farouche détermination ne pourra résister longtemps aux atermoiements de nos "respectables auditeurs" qui repoussent sans cesse l’échéance d’une décision qui s’impose.
Pour aider à mieux comprendre l’impatience du monde apicole, nous avons accepté
de publier l’intégralité d’un dossier de presse réalisé par la Coordination. Celle-ci avait
invité les médias, à Paris, au Palais du Luxembourg. Les exposés, le débat, le film
réalisé, les explications apportées et le dossier remis ont fortement interpellé les
journalistes présents.
Quelques jours plus tard, en l’absence des apiculteurs invités tardivement, la
Commission des Toxiques se saisissait à nouveau du dossier.
Quelques jours plus tard, la Coordination après la Confédération Paysanne était à nouveau reçue par un Conseiller Technique et un représentant de la DGAL au Ministère de l’Agriculture et dans quelques jours, la Commission des Toxiques entendra les Chercheurs qui ont travaillé sur le dossier mais sans les apiculteurs.
Entre temps, il y eut aussi la manifestation pacifique au Salon de l’Agriculture pendant la visite de Monsieur le Président de la République accompagné de Monsieur le Ministre de l’Agriculture, suivirent les interviews pour les télés et les sites Internet ...
Ce qui précède, vous l’aviez deviné, a trait au problème Gaucho / Régent...
Convaincus qu’aujourd’hui l’ensemble du dossier leur est favorable mais surtout difficilement contestable, les apiculteurs proposent une ultime réunion de travail avec tous les acteurs de la prise de décision mais ne sauraient aller au-delà. Il n’est plus supportable de voir nos abeilles disparaître en quelques jours sans compter les effets sur la faune entomophile, sur les plantes sauvages et cultivées, dans les sols.
Les problèmes rencontrés par les agriculteurs européens actuellement, notre problème avec les insecticides systémiques marquent sans aucun doute le basculement du «produire plus» vers le «produire mieux» et autrement. Y a-t-il une volonté d’y souscrire ? En est-il encore temps ?
Y. VEDRENNE
Editorial
n°867
Jusqu'où ?
Dès janvier, l’entrée dans le nouveau millénaire s’accompagnait d’une mobilisation de l’ensemble de la filière apicole : audiences auprès de Monsieur le Ministre de l’Agriculture puis de Madame la Directrice Générale de l’Alimentation. Au bout du compte, aucune certitude sauf celle du maintien de la suspension du Gaucho, si nous avons bien compris. Entre temps, remise était faite d’un élément du dossier d’homologation, document en anglais de 1 000 pages environ, pour lequel l’avis des apiculteurs était sollicité 48 heures plus tard. Le pavé dans la mare au vu des distorsions existantes entre l’original et le digest, de 10 pages en français, sensé être un résumé objectif : réaction immédiate de la coordination par un courrier au Ministre accompagné d’une quinzaine de pages d’observations et de remarques.
Et pendant ce temps-là, les médias ressassent les leitmotive tels que :
protection de l’environnement, santé humaine et animale, loyauté des
pratiques industrielles et commerciales, informations des consommateurs,
surveillance et réduction des résidus...
Entre le dire et le faire, le fossé nous semble bien grand et pour les
apiculteurs la déception frôle l’exaspération. Aussi avons-nous pensé qu’il
était de notre devoir de laisser en partie, à la coordination, l’emplacement
de l’édito pour une ultime démarche.
Pour la rédaction, l’un d’eux Y.V.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE du 30 janvier 2001
L’Apiculture Française réunie au sein de la Coordination qui représente toutes ses composantes tient à réaffirmer au Ministre de l’Agriculture Jean GLAVANY et juste avant sa prise de décision (on parle de la fin de la semaine 5) concernant les molécules décimant le cheptel national et conduisant les producteurs à la ruine que toute décision n’allant pas dans le sens :
Les apiculteurs forts des analyses scientifiques indiscutables, soutenus
dans leur juste revendication par les consommateurs,
les syndicats agricoles et de très nombreux parlementaires de tous bords
sauront en temps voulu en tirer les conclusions et en référer à l’opinion
publique.
La coordination des Apiculteurs de France :
F. ALETRU - F.D.S.E.A. 85 - La Roche-sur-Yon
F. CHAUVANCY - F.D.S.E.A. 79 - Niort
P.VERMANDERE - S.P.M.F. 42 - St-Priest-Jarez
H. CLEMENT - U.N.A.F. 75 - Paris
Y. VEDRENNE - S.N.A. 75 - Paris
M.MARY - U.N.A.F. 75 - Paris & F.D.S.E.A. 36
P. BONNAFFE - Fédération des Coopératives
Editorial
n°866
Et de trois !
Ils sont venus, mobilisés en moins d’un mois, assurés de leur bon
droit et décidés à le faire admettre.
Vingt cars dénombrés à la population desquels s’est joint plus d’un
demi-millier d’apiculteurs acheminés par les transports en commun de toute la
France. Deux mille participants selon la grande presse en un long cortège de
plus d’un kilomètre qui, de la place Vauban à la rue de Varenne, se
regroupent pacifiquement devant la Direction Générale de l’Alimentation
(D.G.A.L.). Sans heurt, sans violence, sans bris ou casse d’aucune sorte, du
plus modeste (quelques ruches) au professionnel (plusieurs milliers), les
apiculteurs se rassemblent pour une ultime fois demander :
Quelques jours auparavant, l’avis de la commission d’étude de la
toxicité des produits antiparasitaires était connu. La conclusion ne pouvait
nous laisser coi.
L’ensemble des données analysées par la commission ne permet pas
d’incriminer formellement et exclusivement les traitements de tournesol par la
préparation GAUCHO, ni de conclure à leur absence de risque pour l’abeille.
Ainsi donc, plusieurs années de travaux, d’expériences, de recherches,
d’essais de toutes sortes et de toutes natures financés en partie par
l’argent des victimes (aide CEE) ne permettent pas de conclure.
Nous répondons simplement : les observations et films réalisés sur le terrain
montrant des ruchers entiers sans activité en moins d’une semaine dès
l’apparition des fleurs de tournesol ou bien encore des paquets d’abeilles
agitées, comme en transe, au pied des ruches, témoignent d’une manière irréfutable.
L’hypothèse avancée et largement reprise dans les revues agricoles et
certains quotidiens nationaux selon laquelle les abeilles seraient victimes de
maladies est largement battue en brèche.
Aujourd’hui, deux molécules de deux origines commerciales différentes sont
mises en cause.
Les apiculteurs attendent de la D.G.A.L. ainsi que de Monsieur le Ministre de
l’Agriculture qui les recevra le 9 janvier une prise de position et une décision
fortes pour que demain soit un autre avenir.
Y. VEDRENNE
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| Réalisation : Gilles RATIA Mise à jour : 03/04/02 APISERVICES - Copyright © 1995-2003 |
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