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Sauvons les premières ouvrières de la biodiversité ! Par Manuel Martin - 18 janvier 2006 |
J’aime le slogan de cette
campagne que viennent de lancer les apiculteurs français…
Ils ont raison à 100 % !
Car, il y a maintenant plus d’un quart de siècle que les populations d’abeilles
sont décimées par les agressions chimiques de tout type que leur fait subir
l’homme. Sous prétexte d’augmenter les rendements agricoles et de « maîtriser »
la nature, tous les dérapages se justifient et se trouvent de facto encouragés
par les autorités.
Avec cette morbide habitude de n’avoir comme futur que le lendemain, le
surlendemain étant directement classé au rayon des romans d’anticipation…
Les insecticides se sont suivis les uns les autres, chaque fois plus violents,
chaque fois plus ravageurs pour la biodiversité, la nature devant être, comme
tant d’aspects de notre vie, absolument normalisée et codifiée pour générer
davantage de profits.
En rapport avec les millions brassés par la politique agricole européenne et/ou
américaine, que pouvaient représenter ces sympathiques insectes ?
Nous le savons tous, rien du tout !
Il
a fallu une véritable hécatombe pour que les insecticides « Régent » de BASF et
« Gaucho » de Bayer voient leur autorisation de vente suspendue, ce monde
politico-paysanno-agricole marche décidemment sur la tête.
Car faire peu de cas du miel est une chose, les boursiers obèses fonctionnent
sans doute plus à la « confiture » de synthèse pur sucre qu’au nectar de nos
amies ailées mais l’important, le fondamental est ailleurs !
Il est dans le rôle irremplaçable des abeilles dans la pollinisation, sans
pollinisation le nombre d’espèces végétales chute drastiquement, suivi dans la
foulée par les espèces animales et en fin de compte par l’homme…
Pour le faire comprendre, l’UNAF (Union Nationale des Apiculteurs Français -
http://www.unaf-apiculture.info ) a décidé de placer des ruches au cœur des
villes en partenariat avec des institutions, en leur confiant une mission
majeure pour l'avenir de nos enfants : « l’Abeille, Sentinelle de
l’Environnement »
Bravo à eux, bravo de permettre à la majorité qui n’a jamais côtoyé de ruches de
se familiariser avec ces rouages si importants pour l’équilibre de notre monde,
pour sa survie !
Je suis heureux en tant que modeste apiculteur amateur, (De mon grand-père
aujourd’hui disparu à ses 4 arrière-petit-fils), de participer à ce mouvement et
je voulais simplement, naturellement, partager cet enthousiasme avec vous.
Manuel Martin