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Dernières Nouvelles d'Alsace |
FRANCE |
| Bientôt, la concurrence des miels hongrois et polonais |
Face à la concurrence du miel de Hongrie et de Pologne après le 1er mai, la démarche de certification attestant de la qualité du produit (qui concerne chaque année 15 à 25 tonnes de miel d'Alsace) deviendra incontournable, a insisté hier à Wasselonne le président bas-rhinois Charles Huck.
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Parallèlement, les exigences faites aux producteurs européens se renforcent : au1er janvier 2005, la traçabilité du miel devra être totale. En outre, les apiculteurs sont soumis à l'écotaxe (2 centimes d'€ par rucher). La nouvelle législation sur l'étiquettage, applicable dès le 1er juin, imposera quelques modifications, l'origine de la provenance « Alsace » n'étant plus autorisée par les instances européennes. |
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Au1er janvier 2005, la traçabilité du
miel devra |
Calamité agricole
L'Europe de l'apiculture avance dans le bon sens, puisque, sur
sollicitation amicale de leurs homologues allemands, les producteurs de
miel bas-rhinois sont invités à participer à l'exposition florale, au
Jardin des Deux rives, à Kehl, à partir du 23 avril. Un stand d'exposition
et de vente est prévu.
Constat surprenant, des financements sont
disponibles et restent sous-employés. « Seules 47% des aides
européennes sont utilisées selon l'ONIFLOHR (structure
interprofessionnelle des fruits et légumes) », a indiqué Charles
Huck. Les subventions peuvent être sollicitées pour l'achat de matériel
pédagogique, l'aide à la transhumance (à partir de 150 ruchers) ou la
reconstitution de cheptel (à partir de 70 ruchers), l'installation de
grillages ou la formation.
Les apiculteurs bas-rhinois, durement
touchés en 2003, ont été élus au titre de la procédure des calamités
agricoles. Cependant seuls pourront bénéficier des aides les producteurs
les plus importants : en effet ils doivent disposer de cinquante
ruches au minimum.
Convaincre sur le projet d'institut à Obernai
Dans une perspective de pérennité de la profession, on comprend
mal pourquoi le dossier de création d'un institut apicole au lycée
agricole d'Obernai - où il aurait une place toute naturelle et
logique, à proximité du verger expérimental Veraxal - reste en panne.
Le président Charles Huck continuera à essayer de convaincre les élus de
la Chambre d'agriculture et les autres partenaires de l'arboriculture,
quitte à revoir la première mouture à la baisse.
Les apiculteurs,
qui ont de nombreuses préoccupations environnementales, disent leur
incompréhension devant le refus du gouvernement « de prendre un
principe de précaution » face au Gaucho, puissant insecticide employé
pour le traitement du maïs. Ils déplorent également que la portée de
« Natura 2000 », « mesure pourtant européenne, ait été
presque entièrement anéantie ». Le président Charles Huck déplore que
« les espaces de butinage pour l'abeille et d'autres insectes
pollinisateurs, auxiliaires indispensables aux diverses cultures, se
trouvent encore plus restreints » et dénonce « les intérêts
partisans à courte vue » qui l'ont finalement emporté.
Laurence Rey