Les bourdons et les auxilliaires de cultures
La ruche dans laquelle la colonie de bourdons se trouve est composée de trois parties
La première phase de la
colonie est constituée par la reine fécondée, qui par toutes sortes dinfluences,
commence à pondre ses ufs. Pendant sa période active, la quantité d'ufs
pourra être de 16 ou 20 par jour. L'uf se transformera en larve et après en cocon
duquel sortira (trois semaines plus tard environ) une ouvrière complète. Les ouvrières
se chargeront du travail, réuniront le pollen et le nectar des fleurs. Grâce à ces
activités, louvrière pollinise la fleur. Pendant ce temps, la colonie
sétendra jusquau " point de changement " après lequel
lactivité de la colonie diminuera par le fait quelle mangera les ufs et
quelle produira des mâles bourdons et de nouvelles reines.
Par la pollinisation, les
bourdons jouent un rôle essentiel dans la conservation de notre patrimoine naturel. En
transportant le pollen de fleur en fleur les butineuses favorisent leur fécondation,
contribuant ainsi largement à l'amélioration des rendements des cultures agricoles et à
la sauvegarde des espèces végétales sauvages. Les bourdons peuvent être utilisés pour
différentes cultures comme celles de la tomate, du poivron, de laubergine et de la
fraise et aussi la culture des graines ainsi que dans plusieurs autres cultures en plein
air. La plus grande partie des cultures fruitières nécessitent une pollinisation.
Celle-ci peut se réaliser de plusieurs manières : par le vent, les oiseaux, de façon
mécanique ou par des insectes. Pour quil y ait une production de fruit, le pollen
doit se transporter des étamines au pistil de la même ou dune autre fleur (cela
dépend de la plante). Dans différentes cultures, en particulier celle de la tomate,
cette pollinisation se faisait mécaniquement jusquà il y a peu de temps,
entre autres par des courants dair ou des vibrations. Cela supposait un travail
intensif qui devait être fait régulièrement pendant la saison. Le bourdon, de par ses
dimensions et sa constitution physique, est tout à fait approprié pour la réalisation
de cette activité. Quand il prend les aliments de la fleur, il est en contact avec les
étamines et avec le pistil, et il provoque également des vibrations ce qui fait
quune quantité plus que suffisante de pollen tombe sur le pistil. Par ce fait, la
pollinisation sest effectuée. Le bourdon ira vers les fleurs mûres qui, par
conséquent, ont une quantité suffisante de pollen mûr. La pollinisation se fait donc au
bon moment et la production sera optimale.
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Lutilisation |
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Combien de fois faut-il remplacer les colonies ? Tout dépend de la culture ou de la variété de tomate pour laquelle on les utilise. Avec les systèmes de culture et les variétés de tomates en Europe, en règle générale, on peut commencer par deux colonies pour 5000 mètres carrés et ensuite placer une colonie toutes les trois ou quatre semaines, pour 5000 mètres carrés. Cela revient à une colonie pour 3000 plantes environ.
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Vérifier |
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Avec précaution, prenez
quelques pétales par le côté. Si dans le calice il y a des taches marron, le bourdon a
visité la fleur. La tache marron apparaît peu de temps après le passage du bourdon. Peu
importe que la tache soit de couleur claire ou obscure. Dans les deux cas, la fleur a
été visitée et elle produira un fruit. Souvent, on verra que les fleurs plus jeunes
nont pas encore été visitées. Ce nest pas grave; quelques heures après,
quand ces fleurs seront mûres, elles seront fécondées. Vérifiez ensuite les
taches dans les fleurs qui se fanent. En général, quand on tire sur le pistil de ces
fleurs avec précaution, il ne se détache pas. Cela signifie que la fleur a été
pollinisée par le bourdon.
Présentation de quelques auxiliaires et des ravageurs des cultures.
Ravageurs |
Auxiliaires |
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UTILISATION DES AUXILIAIRES BIOLOGIQUES
On dispose actuellement dune gamme de moyens biologiques destinés à lutter contre les ravageurs des cultures. On distingue en fonction de leur mode daction dune part les parasites qui vivent au dépend de leur proie et peuvent provoquer leur mort (parasitoide) et dautre part les prédateurs qui tuent leurs proies et les ingèrent plus ou moins complètement.
Toutefois de nombreux cas intermédiaires existent entre le parasitisme et le prédatisme. Dautres moyens sont en cours détude pour lutter contre thrips, noctuelles, pucerons, Oidium, cladosporiose, fusariose...
La lutte intégrée demande une modification des habitudes car lensemble de la culture doit être pensé en fonction des impératifs liés à cette technique. Cela tout en respectant les objectifs du producteur qui est de produire au meilleur coût et doffrir un produit plus sain car moins traité.
| Auteur
: Rolain Blain info@roland-blain.net Photographies : Hubert Winters - Wim Rubers - Henkjan Kievit Copyright © 1995-2001 |
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