La Classe par Jerry HAYES
(American Bee Journal, Mai 2001)
Je n'en ai encore jamais vu la publicité dans quelque revue apicole que ce soit. Je vais me renseigner auprès de la section d'entomologie. Ou alors, si ça ne vous dérange pas de les commander aussi loin que l'Allemagne, on peut les acheter à : Eugen HERZOG, Bienenzuchtgeräte fabrik, D-78702 Schramberg, Postfach 146, Germany, fax. 07422/22265.
Sauver les abeilles du Parc KRUGER en Afrique du Sud par Stephen MARTIN (American Bee Journal, mai 2001)
Quand on pense à l'apiculture en Afrique, ce qui vous vient à l'esprit, ce sont des abeilles agressives et de gros animaux sauvages. Pendant mon récent voyage, il est certain que j'ai eu besoin d'une protection, mais le danger ne venait pas des abeilles.
Notre but, c'est de préserver la diversité génétique du groupe abeilles dans le Parc Kruger et de déterminer son importance en tant que pollinisateur d'une flore si abondante et diverse. Il est grand temps de s'inquiéter de la survie de toute la population d'abeilles qui est depuis peu sous la menace de deux fléaux apportés par l'homme. Il y a d'abord " Varroa destructor " qui après son arrivée au Cap en 1997 s'est répandu progressivement vers le nord et vient d'arriver en 2000 à la frontière sud du Parc. Le deuxième problème qui n'existe qu'en Afrique du Sud, c'est le problème " Apis capensis " : lorsque des ouvrières A. capensis pénètrent dans une colonie d'Apis scutellata, elles y pondent des oeufs qui se développeront pour donner des ouvrières capensis et feront s'effondrer la colonie. A l'heure actuelle, on déplore chaque année la perte de milliers de colonies dans les ruchers (voir A.deF. de mai 1999, page 182). Quel sera l'impact de ces deux parasites sur la population d'abeilles du parc ? Divers projets de recherche sont à l'étude. Il est sûr que ça aura à long terme une répercussion sur la riche flore du Parc avec ses 336 espèces d'arbres. A part A. scutellata, on ne sait pas quelles espèces d'abeilles se trouvent dans le parc, mais il est probable que sur les 350 km de frontière avec le Mozambique, il peut se trouver Apis litorea où un hybride des deux. Quelle est la densité des colonies ? Voilà quelques questions auxquelles nous voudrions essayer de répondre mais c'est plus compliqué qu'il n'y paraît car dans le Parc, notre premier souci, c'est de ne pas devenir la proie des fauves. De plus, pour mener à bien la vérification des ruches, il y a avant le départ, toute une procédure de prévisions, d'horaires et de coopération.
Per Kryger, le Chercheur en apiculture et généticien de Prétoria avait organisé le logement, recruté un garde armé, loué un 4 X 4 et réuni les diverses autorisations après des coups de téléphone sans fin. Après avoir chargé le matériel d'apiculture puis les tentes, la nourriture et les microscopes, c'est à peine s'il restait la place nécessaire pour nous deux afin de mener à bien une sortie de 400 km.
Nous avons pénétré dans le Parc au début de l'après-midi et tout de suite, nous partons vérifier si les feux de broussailles n'ont pas endommagé les ruches. Les colonies sauvages sont difficiles à situer et il est souvent impossible d'y accéder. Per a placé 300 ruches dans le Parc, chaque ruche est positionnée avec le système GPS ; normalement, les ruches sont à l'écart, donc pas visibles depuis les routes autorisées. Dès que nous repérons la première ruche indiquée par un point sur l'écran, nous nous garons et avant de descendre, scrutons attentivement les alentours. Moi, ça me paraissait bizarre de ne pas sortir du véhicule immédiatement pour aller ouvrir les ruches. Nous avions vu quelques antilopes, mais pas de gros gibier autour. Per me rappela que dès que nous sommes hors du 4 x 4, nous faisons potentiellement partie de la chaîne alimentaire ; en effet, dès le premier virage, un lion mâle était couché au milieu de la route tandis que dans les buissons, la lionne surveillait un petit groupe d'impalas, leur nourriture favorite. On raconte l'aventure de ces infortunés touristes Japonais qui avaient quitté leur voiture pour photographier des lions tandis qu'un voleur s'empara de leur voiture et percuta un lion dans sa fuite. J'étais content d'avoir écouté Per et je réalisai qu'il me restait beaucoup à apprendre. Le lendemain, nous recevions notre guide, un garde expérimenté, travaillant dans le Parc depuis 18 ans.
La semaine suivante se passa à vérifier toutes les ruches du secteur sud et à placer une fiole de phéromone (Nasanov) dans les caisses vides pour attirer les essaims. En plus, il nous fallait récolter des échantillons d'abeilles adultes sur les nids sauvages, retirer un essaim qui s'était installé dans un local pour le public et confirmer la présence de varroa et de capensis dans cette partie du Parc.
Les caisses étaient placées par 4 ou 5 en divers endroits, au milieu de types de végétation différents choisis par les experts en botanique. Les caisses de 5 cadres Langstroth sont solides mais assez légères pour être hissées dans les arbres ; chaque cadre était amorcé avec une languette plastique car la cire aurait fondu pendant l'été (40°).
Les ruches étaient placées assez haut dans les arbres pour être hors de portée des grands animaux et des feux de brousse tout en restant à portée de notre échelle. Les rhinos en particulier sont très susceptibles avec les objets étrangers à leur environnement et même les poteaux indicateurs ont dû être scellés avec du ciment . De plus, il est difficile de prévoir ce que feront les éléphants qui renversent les arbres pour se nourrir des racines tendres et si les abeilles peuvent survivre ; dans ce dernier cas, la ruche se trouve à portée des rhinos ou des griffes puissantes du blaireau à miel. La population des éléphants est en expansion constante. Récemment, notre garde avait découvert des abeilles dans un arbre marula ; il essaya de ramener quelques abeilles vivantes à Per, mais l'essaim réagit mal, il dut se réfugier dans la brousse où il rencontra un gros éléphant mâle qui le chargea, il dut encore fuir.
Chaque fois que nous quittions le 4 x 4, le garde prenait sa carabine et surveillait attentivement les alentours, mais il nous fallait aussi faire très attention à de petits dangers dissimulés, tels que les serpents, surtout l'agressif mamba et les vipères des trous qui sont un vrai péril. Mais, c'est la présence des rhinos qui était notre plus grand souci et cela ajoutait à l'excitation ; pourtant nous devions oublier tout ça dès que nous ouvrions les ruches.
L'abeille africaine Apis scutellata est bien connue pour son agressivité, voilà pourquoi c'était toujours avec une vive inquiétude que j'aidais Per à descendre les caisses des arbres pour les inspecter. Après avoir ouvert plusieurs colonies, il me sembla que la réputation d'agressivité de l'abeille africaine était injustifiée. En fait, elles sont plus dociles que beaucoup de colonies que j'ai eues en Angleterre. Peut-être était-ce dû au type de combustible dans l'enfumoir, du crottin d'éléphant séché et c'est sans doute l'un des meilleurs que j'ai pu utiliser ; son seul défaut : difficile à éteindre lorsqu'on l'a allumé. A part ça, les abeilles africaines ont des réactions imprévisibles et il vaut mieux ne pas les déranger régulièrement. Au cours de nos recherches à l'Université de Prétoria, il fallait ouvrir souvent une colonie pour retirer un cadre. Les premiers jours, les abeilles étaient très calmes, exactement comme dans le Parc Kruger, mais vers le 5ème jour, elles devenaient furieuses et j'étais incapable de voir à cause des milliers d'abeilles qui se cognaient sur mon voile. Cette expérience inquiétante démontrait bien le danger des abeilles africaines mais cette réaction crescendo, nous n'avons pas eu à y faire face avec les colonies du Parc.
Bien que toutes les colonies visitées aient paru en bonne santé, nous y avons trouvé quelques autres habitants dont le petit coléoptère des ruches " Aethina tumida ". Nous avons trouvé le grand coléoptère " Hoplostomus fuligineus " (2 cm) qui est beaucoup plus impressionnant - il y en avait 16 dans une seule ruche - Apparemment, il fait peu de mal dans une forte colonie bien qu'il se nourrisse de couvain ainsi que de pollen et de miel. Il existe même un autre cousin encore plus gros, mais nous n'avons pas trouvé ce monstre, par contre il y avait 1 sphinx tête de mort " Acherontia atropos " dans une colonie. Je sais bien que les apiculteurs maudissent ces coléoptères et autres teignes, mais ne sont-ils pas des nettoyeurs et purificateurs naturels ? Par exemple, nous avons vérifié une colonie qui était signalée comme envahie de capensis un mois plus tôt. Avec le G.P.S., nous l'avons retrouvée ; Per a ouvert la boîte, à part un loir qui s'y trouvait, la caisse était complètement vide avec seulement un peu de propolis à l'entrée et aucun signe de la présence des abeilles car les teignes et les coléoptères avaient éliminé toute trace de la précédente colonie, la laissant propre et sans maladie, prête à recevoir le prochain essaim. Le seul regret, c'est que nous n'avons pas pu en déduire la cause de la mort de la colonie.
Et varroa dans tout ça ? Nous pouvons confirmer sa présence dans une colonie, avec moins de 20 parasites. Les autres 3 colonies voisines étaient indemnes. Le parasite est sans doute venu des vergers d'agrumes où l'on transhume un grand nombre de colonies pour la pollinisation. L'arrivée de varroa cause un problème car la ligne politique du Parc est d'exclure et de chasser tous les animaux extérieurs ; jusqu'à ce jour, cette règle a été appliquée avec succès dans l'intérêt de tous ses occupants. Mais comme tous les apiculteurs le savent, l'élimination ou la suppression de tous les varroas est presque impossible, même dans les colonies les mieux suivies.
Alors, quel est le sort des abeilles du Parc ? Le pire scénario serait ce qui s'est passé en Californie où en 3 ans, 75 % des colonies sauvages sont mortes et les 25 % restantes sont infectées. L'espoir que les abeilles africaines soient tolérantes au parasite est sans fondement. Le grand nombre de varroas dans les colonies africaines laisse supposer une croissance rapide de varroa, ce que confirment les études que nous avons réalisées en Afrique du Sud. On espère que la propagation dans le Parc sera plus lente qu'ailleurs car il n'y a pas de mouvement artificiel des colonies. On espère avoir le temps de mettre sur pied un programme de recherche pour contrôler et adapter des mesures efficaces pour minimiser l'impact des parasites. En se servant des techniques génétiques, Per a l'intention de tirer parti des échantillons récoltés dans les ruches et les nids sauvages pour calculer la densité des colonies dans le Parc. Des trappes à pollen placées sur quelques colonies serviront à réaliser une description des types de pollen utilisés par les abeilles des différents secteurs.
Je souhaite beaucoup de chance à Per et à tous les autres membres impliqués dans ce projet. Mon séjour pendant cette visite restera le plus mémorable de mes expériences en apiculture.
Le PARC NATIONAL KRUGER couvre près de 2 millions d'hectares en Afrique du Sud (partie Nord-Est). C'est l'un des plus grands, des plus anciens et des plus réputés dans le monde.
On y trouve 147 mammifères différents, plus de 500 oiseaux, 114 reptiles et 49 espèces de poissons. Il y a donc des éléphants, des guépards, des rhinos, des buffles et il faut y ajouter le plus dangereux de tous, l'hippopotame. Le Parc est fier de posséder la plus forte densité de léopards et de lions et il offre une expérience unique de la vie sauvage dont profitent plus de 900 000 visiteurs chaque année. Le paysage se compose de parties plates et de collines couvertes de buissons ; cette brousse appelée bushveld n'est pas aussi dégagée que les grands espaces de savane associés aux autres parcs animaliers africains. ça fournit toute une variété d'habitats pour les nombreuses espèces d'antilopes qui seront par ailleurs la nourriture principale des prédateurs. Un réseau de plus de 2000 km de routes goudronnées et gravillonnées font le lien avec les nombreux camps disséminés dans le Parc. Il y a aussi de nombreuses pistes de maintenance souvent situées le long des coupe-feux. Il n'y
circule que des 4 x 4 avec des chauffeurs expérimentés, ce qui est essentiel car il vaut mieux ne pas y rester embourbé.
Il y a 50 ans : juillet 1951
De la magie dans le miel ? par Alice WAGNER
(American Bee Journal - juillet 2001)
L'une des épreuves les plus exaspérantes dans la vie d'un éleveur de chiens, c'est d'avoir l'un de ses meilleurs chiots qui soudain refuse de s'alimenter. On se sent totalement impuissant en le voyant maigrir de jour en jour.
C'est bien ce qui m'est arrivé il n'y a pas si longtemps.
Nous avons essayé de le nourrir par force, de lui faire des piqûres de vitamine B, mais le chiot refusait carrément de s'alimenter et restait apathique. Le vieux dicton ''laissez-le, quand il aura bien faim il mangera'' n'a pas marché non plus. Et puis, il s'est passé une drôle de coïncidence : on m'a offert plusieurs pots de miel.
Je sais que le miel, tout comme les autres produits sucrés, fournit de l'énergie. Je lui en ai donné. D'abord, très prudent, il a léché les côtelettes, ensuite il a regardé le miel et puis tout d'un coup, il a commencé à l'avaler goulûment.
Vous n'allez pas me croire si je vous dis que le problème pour alimenter le chiot a été résolu d'un seul coup et pourtant c'est vrai. J'ai mis du miel dans son lait du matin et dans toute sa nourriture. Y aurait-il quelque chose de magique dans le miel ? Moi, je le crois.
Il y a 2 mois, le chiot avait un retard de 3 livres sur son poids normal, et maintenant, à 11 mois, il dépasse la norme.
J'ai parlé de mon expérience avec plusieurs nutritionistes qui sont dans la recherche, ça ne les a pas surpris et ils m'ont dit que l'on donne de miel aux malades après une opération ainsi qu'à ceux qui digèrent difficilement et surtout à ceux qui ont le cœur fragile.
Alors c'est avec plaisir que je répète à loisir que le miel paraît être une nourriture unique.
Le miel passe dans le sang sans être transformé, ce qui fait qu'en un rien de temps, le malade reçoit davantage d'énergie.
N'est-ce pas une aubaine pour les petits chiens malades ?
Le badge d'apiculteur chez les Scouts (The New Zealand Beekeeper, mai 2001)
Les Scouts américains ont réintroduit ce badge (épreuve de connaissances et d'aptitude pratique rappelée par un macaron de couleur cousu sur la manche gauche) à cause de la pression exercée par l'industrie de l'apiculture.
Après avoir lu cette nouvelle, je repense à mes jeunes années. Les moments magiques de votre vie, le déclenchement de la destinée arrivent d'habitude quand vous êtes jeune. Déjà louveteau, j'étais fasciné par les abeilles ; alors pensez où j'en serais aujourd'hui si j'avais reçu les bons encouragements et la façon de procéder. Il y a encore des enfants qui ont le sens de l'émerveillement, et ça, il faut le faire fructifier. Commencez maintenant à vous occuper de ces jeunes bonnes volontés. Ca vous prendra un peu de temps mais ça en vaut vraiment la peine. Vous ne pouvez pas savoir, mais peut-être que l'un de ces jeunes vous succédera un jour dans votre entreprise apicole, alors enseignez-leur bien tout ça.
Voici ce qu'on leur demande pour obtenir le fameux badge :
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